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Filière black eyes : les spéculateurs posent problème

Filière black eyes : les spéculateurs posent problème

Avec 14 905 tonnes d’haricot black eyes exportées en 2016, Madagascar est actuellement le troisième exportateur mondial de ce produit fortement prisé sur le marché mondial. Toutefois, cette filière porteuse fait encore face à quelques difficultés, notamment dans la région Boeny, la principale zone productrice de black eyes à Madagascar.

Le black eyes est un produit destiné avant tout à l’exportation. La consommation locale reste minime et le marché intérieur est pour l’instant presque inexistant. En 2016, Madagascar a pu exporter 14 905 tonnes de black eyes sur le marché mondial. La destination de ce produit de rente est constituée de deux marchés distincts ; le marché en Asie, avec l’Inde et le Pakistan, et le marché européen, comprenant l’Union européenne, les Etats-Unis et quelques pays du pourtour de la Méditerranée.

33% de black eyes exportés l’an dernier ont été envoyés dans la région indo-pakistanaise et 40% sur le marché occidental (UE).  D’après les études menées par le Programme de Soutien aux pôles de microentreprises rurales et aux économies régionales (Prosperer) sur cette filière, «Ces deux marchés se distinguent par la qualité des produits qu’ils absorbent. Le marché UE est avant tout concerné par un produit de première qualité (nommé grade 1, soit 460-480 grains pour 100 grammes de produit) alors que le marché indien s’oriente sur le tout-venant, c’est-à-dire que black eyes n’est pas calibré. Cette distinction de qualité sur ces deux marchés entraîne une différenciation en termes de prix de vente à l’exportation.»

Tendance à la baisse des exportations

Mais une tendance à la baisse des exportations de black eyes est constatée ces dernières années en raison du manque d’organisation dans la filière. En 2011, Madagascar a encore exporté près de 22 000 tonnes de ce produit sur le marché mondial. Pour les professionnels dans la région Boeny, il est nécessaire de sécuriser la filière black eyes, car de plus en plus de spéculateurs mettent en danger  la transaction de ce produit.

Par ailleurs, la qualité de la production et la maîtrise de l’itinéraire technique, ainsi que la circulation de l’information au sein de la filière sont aussi des paramètres à tenir compte. Plus spécifiquement du côté des producteurs, les questions de capacité financière des producteurs et leur faible niveau d’organisation sont des questions essentielles pour l’amélioration de leur activité.

Riana R.

 

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