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Chronique : ballade de santé de la cherté en pays de pauvreté

Oiseux les débats autour de la surchauffe actuelle des prix, si tant est que l’on puisse qualifier de débats les viles polémiques qui se disputent soit à nier la réalité soit à exploiter la situation que paie au prix fort la population, sans que ni d’un côté ni de l’autre n’apparaissent des propositions pour y porter remède.

Les politiciens de tous bords s’activent à se préoccuper prématurément des élections prévues se dérouler en fin 2018, préoccupation qui aurait pu bénéficier au pays si dans cette perspective les acteurs privilégiaient la réflexion pour identifier les causes du marasme dont souffre la population, afin d’établir des objectifs (projet de société) propres à faire rêver la populace, et des stratégies (programme de gouvernement) dressant la somme d’efforts requis au risque

de démotiver ceux qui pensent qu’autant sur eux pèsent les méfaits de la pauvreté autant sur leur dos se tondent des richesses dont ils ne bénéficient d’aucune retombée.

La flambée des prix actuelle nécessite des solutions dans l’immédiat pour soulager d’un excès de difficultés une population déjà scandaleusement malmenée. Les périodes de soudure reviennent de façon cyclique. Elles réapparaissent telles les saisons, phénomène que certains exploitent pour les alléger de leur importance en se contentant de les qualifier « conjoncturelles », omettant de façon coupable qu’elles s’inscrivent dans une structure qui reste l’objet du combat.

Deux pubs, un spot en France et un communiqué ici dans le pays, suffisent à faire la différence concernant le coût que supporte le consommateur d’un pays avancé en rapport au prix que paie un utilisateur de la même prestation en pays pauvre. 20 euros (l’équivalent de 70.000 ariary) pour 60 GO vante un spot là-bas, ici le dixième, 6 GO à 50.000 ariary constitue un argument de publicité. On raconte la distance pour justifier la différence. En partie pourtant la connexion aux réseaux sans fil  se fait à travers les airs, la pratique de tels tarifs tendrait ainsi à témoigner qu’ici on se trouve éloigné des cieux. « Il est loin le bonheur » : plagiat (ici tendance) infidèle aux paroles d’une chanson en vogue là-bas.

 Léo Raz

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