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Eventuel ni…ni : les contres se font entendre

Eventuel ni…ni  : les contres se font entendre

La présidentielle de 2018 est déjà dans toutes les discussions. Des voix commencent à s’élever face à un éventuel ni…ni  de la part des proches du régime.

«Personne ne peut affirmer que telle ou telle personne ne peut pas se présenter à la présidentielle. Il existe une hiérarchie judiciaire qui valide ou non les candidatures». Cette déclaration est de la vice-présidente de l’Assemblée nationale Hanitra Razafimanantsoa lors de la présentation des membres de la formation politique «Tiako i Madagasikara» du premier arrondissement, samedi dernier. L’ancienne avocate de Marc Ravalomanana est venue au secours de son ancien client pour défendre sa présence à la prochaine présidentielle face à une éventuelle… disqualification politique.

«J’ai été l’avocate de l’ancien président Marc Ravalomanana avant mon élection, je sais que Ravalomanana n’a pas encore été notifié de cette décision de justice, une condamnation par défaut», a déclaré l’élue du Ier arrondissement. Elle ajoute que «l’exclusion n’apportera rien pour le pays. Le fait de dire que telle ou telle personne ne peut pas se présenter, c’est une sorte de fuite en avant. C’est à la Haute cour constitutionnelle (HCC) de traiter les dossiers de candidatures».

En mauvaise posture

A Fianarantsoa, le 10 février dernier, le président national du parti présidentiel (HVM) Rivo Rakotovao s’est exprimé sur le sujet avec une certaine ambigüité. Lors d’une entrevue avec la presse, il a en effet souhaité que la candidature des deux protagonistes de 2009 ne soit pas validée «Tout le monde peut être candidat mais cette candidature doit être conforme à la loi. Quid de celui qui a fait l’objet d’une sanction ou de celui qui a été sanctionné par l’accord de Cotonou ?», a-t-il alors déclaré. Il faut préciser que, même si aucune date n’est pour le moment définie à propos de la présidentielle, visiblement tout le monde, notamment les prétendants et les leaders des partis, est déjà en pré campagne. Et, apparemment, le parti au pouvoir en mauvaise posture devant la conjoncture actuelle  a une idée derrière la tête, le ni…ni, en parlant sans détour de la candidature de Marc Ravalomanana et de Andry Rajoelina. Pour l’instant, cela reste juste au stade du souhait, mais plus d’un croit qu’à l’approche de la présidentielle, le fameux ni…ni risque fort de prendre tout son sens.

A l’issue de l’atelier interactif des partis politiques organisé par le Pnud au Carlton Anosy dernièrement, l’ancien président Marc Ravalomanana a déjà fait savoir qu’il n’y aura aucune exclusion pour cette prochaine élection. «Si cela se produit, la tournure des évènements à Madagascar sera différente», a-t-il alors noté, tout en ajoutant que «même la Communauté internationale a déjà balayé cette éventualité». C’est aussi le cas de l’ancien Premier ministre Omer Beriziky qui a fait savoir qu’il appartient aux différents partis de considérer la question pour éviter un éventuel trouble. «Il faudrait en discuter avec tous les partenaires pour plus d’apaisement». Selon lui, le plus important est la tenue d’une élection crédible, transparente et que, «La volonté de chacun à aller dans ce sens doit être considérée sinon tous les efforts seraient vains».

Rakoto

 

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