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Corporatisme malsain

Corporatisme malsain

Au moins un mort et des centaines de maisons incendiées. Voilà le bilan de la semaine passée, conséquence d’un présumé lynchage de deux policiers dans le Nord de l’île. Après enquête, il semblerait, d’une part, que les deux policiers aient été victimes d’homicide volontaire et non d’une vindicte populaire. D’autre part, les policiers vengeurs et pyromanes, supposés être les auteurs des incendies, ne seraient pas en fait des policiers mais tout simplement des aliénés mentaux. Au final, le voile ne sera jamais levé sur cette affaire car a priori, les forces de l’ordre semblent se protéger entre elles. L’affaire sera vite classée.

Dans tous les cas, cette détermination des forces de l’ordre à être solidaires entre elles est louable et digne d’être prise en exemple, sauf que le corporatisme constaté ici est plutôt malsain. Se protéger dans le mal n’attire que le mal. Comment peut-on alors accepter que des fous puissent incendier plusieurs villages sans que personne n’ait pu les arrêter ? Sommes-nous dans un Etat de droit ? Et où étaient les forces de l’ordre ? Comme par hasard, elles étaient absentes alors que d’habitude, elles arrivent par camion pour empêcher des petites manifestations d’étudiants !

Il en est de même pour les proches du pouvoir. Ce titre leur permet-il de ne devoir aucune explication à qui que ce soit bien qu’en situation irrégulière ? Corruption, trafic de tout genre et détournement, aucun n’est condamné sinon ils sont relaxés au bénéfice du doute. Corporatisme oblige.

Mais cet élan de solidarité manque fortement au sein de la population. Il est vrai que cette dernière ne cesse de se plaindre mais répond absente lorsqu’il s’agit de réunir les forces. Apparemment à Madagascar, il est difficile d’être solidaire pour la bonne cause, et par conséquent, c’est la domination du mal.

Tahina Navalona

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