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Pérégrinations hebdomadaires : bruits et chuchotements

Un procès en diffamation et un raid en représailles d’une vindicte publique animent tous les débats dans l’opinion. Les rumeurs qui n’économisent pas d’extravagance débouchent sur des jugements qui ne se singularisent pas toujours par une grande pertinence. Se pose avec acuité et en toute légitimité la question : «à qui s’en remettre pour rétablir l’ordre quand une partie de la population suspecte des agents des forces de l’ordre de semer par certains de leurs actes trouble et désordre». Dans les circonstances actuelles difficile de reprocher à ceux qui ont mission d’informer le public, les journalistes, de manquer à ce premier devoir.

Code de communication transparent derrière l’affaire Jaona Elite

Le problème d’une commission de délit pour faute d’user de la liberté d’expression pourrait se poser dans ce conflit, sauf que malgré la présence du conflit sur la place publique, des zones d’ombre subsistent. Les faits rapportés sur Face Book par un intrépide sonneur d’alarme relèvent-ils d’une réalité, ou bien ses propos ne sont que les fruits d’une imagination malveillante. Les réseaux sociaux présentent le danger de banaliser le vécu réel à travers le prisme du virtuel, les «pratiquants» semblent s’y balader en se considérant à l’abri des poursuites de ceux qui se considèrent victimes d’agissements excessifs. Les initiatives contre ce qui est convenu d’appeler «diffamation», par des poursuites constitue parfois un remède aux conséquences plus dommageables que le dommage originel. En la circonstance même ceux qui ne s’y intéressent pas aux ragots se sont fait leur version des affaires cachées ou inexistantes que ces vraies ou fausses informations ont déversées. La procédure judiciaire a contribué à amplifier les échos des causes à l’origine de l’affaire, surtout qu’en considération de la notoriété de la victime, la rumeur s’est emballée et a dérivé en appuyant  sur un côté croustillant. Il faut dire que parallèlement à la notoriété s’est développée une réputation dépeignant le député et homme d’affaires Jaona Elite sous des angles peu flatteurs rarement sur un profil avantageux. Rien d’étonnant à cela, son success-story a nécessairement favorisé l’apparition d’une faune de jaloux et d’une flore luxuriante de propos infamants. L’affaire maintient en éveil les opposants à la loi réglementant la communication, avec l’idée de s’en servir d’argument supplémentaire pour une opération «défonçage du Code dans sa version actuelle». Celui-ci se mure dans le silence comme pour se fondre dans l’ombre de l’oubli sans perdre espoir de faire surprise par une réapparition à la faveur d’un moment où les adversaires de guerre lasse baisseront la garde. Les gouvernants jouent la montre. Pour l’instant les protagonistes dans le conflit semblent privilégier la recherche d’une conclusion à l’amiable, afin que chaque partie y laisse le moins de plumes. Mais le mal est fait, et certaines taches restent indélébiles. Pareil en ce qui concerne le bilan du raid policier à Befandriana-Nord

Brouillard épais d’intox et de désinformation

Les faits sont là, personne ne peut nier leur réalité. En amont de agents appartenant au corps de la Police Nationale ont été assassinés par une foule de personnes non-identifiées mais présumées membres du fokonolona c’est-à-dire de l’ensemble de la population des lieux. En aval une expédition policière ayant mission de mener l’enquête et d’arrêter les suspects. Les ruraux ont devancé l’opération et déserté les hameaux. Les investigateurs en l’absence de témoins sont rentrés presque bredouilles ne trainant de trophée que le maire qui semble s’être sacrifié pour être le gibier de circonstance. Après le départ des limiers, des incendies ont calciné trois villages ou hameaux.

Les auditions rapportent différentes versions, chacune  à la décharge de ceux sur lesquels pèsent de lourdes suspicions. Selon les populations qui reconnaissent l’assassinat des deux policiers, il ne s’était pas du tout agi d’une révolte populaire destinée à libérer un suspect arrêté par les agents de l’ordre, ça n’a été qu’une sorte de défense pour se sortir des griffes de deux autorités qui les rançonnaient. Dans le même style la version officielle dédouane de toute suspicion et autre accusation de pyromanie les agents en mission de mener des poursuites judiciaires, les incendies ont éclaté après leur départ des lieux et les feux auraient pris à l’initiative d’un individu qui a disparu après avoir effectué son forfait.  Les gens du crû alimentent les rumeurs qui véhiculent des versions contraires accusant de représailles expéditives les forces chargées de collaborer à éradiquer le phénomène de justice expéditive. Dans cette foulée la Haute Cour Constitutionnelle s’est montrée expéditive pour se débarrasser de la responsabilité relatives aux déboires juridiques qui font le lot de celui qui en raison de sa condamnation contestée pourrait être condamné

à perdre sa casquette de sénateur

Léo Raz

 

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