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Louis Roland-Gosselin : « Nous avons assuré l’avenir d’Ambatovy »

Louis Roland-Gosselin   : « Nous avons assuré l’avenir d’Ambatovy »

Les actionnaires d’Ambatovy procèdent depuis quelques temps à une recapitalisation de la société et ce, face à la chute continue du cours du nickel et d’une demande atone sur le marché international. Malgré tout, les dirigeants d’Ambatovy restent confiants quant à l’avenir de la compagnie.

Des rumeurs ont circulé dernièrement selon lesquelles l’actionnaire majoritaire, le canadien Sherritt, va se retirer et abandonner la compagnie à son sort. Lors de l’inauguration du nouveau simulateur de conduite d’engins hier à Moramanga, Louis Roland-Gosselin, vice-président en charge du développement durable d’Ambatovy a tenu à expliquer que sur ce sujet, il n’y a pas à craindre.

«Il ne faut surtout pas confondre Sherritt et Ambatovy. Ambatovy est une société de droit malgache avec trois actionnaires : le canadien Sherritt, le japonais Somitomo, et le sud-coréen Korea Resources. Les trois actionnaires sont aujourd’hui en train de discuter de leurs participations respectives du pourcentage et du rôle que détient chacun dans la société Ambatovy. Mais il n’est pas aujourd’hui envisagé qu’un des actionnaires se retire totalement», a-t-il expliqué.

«Les deux actionnaires Korea Resources et Somitomo continuent à demander à Sherritt, quoi qu’il arrive, de rester l’opérateur du projet car c’est Sherritt qui détient la technologie, qui sait faire tourner la mine et l’usine, les autres sont des investisseurs plus financiers. Donc Sherritt restera à Ambatovy», a-t-il assuré.

Le nickel encore bas

Faisant suite à cette recapitalisation, l’investissement d’Ambatovy est estimé actuellement à 8 milliards de dollars. Il est un fait où la situation des exploitants de nickel risque de ne pas s’améliorer de sitôt. Le 23 février dernier, la tonne était à 10.635 dollars.

«Aujourd’hui, le nickel est en dessous de 5 dollars la livre, c’est-à-dire un peu en dessous de 11 ou 12 dollars de kilo. Il était exactement à trois fois ce prix là lorsque la décision d’investir d’Ambatovy a été prise. Inutile de dire que cela nous pose de problèmes financiers importants», a fait savoir à ce sujet Louis Roland-Gosselin.

«Nous avons renégocié la dette pour ne pas avoir à rembourser du capital pendant trois ans, les années 2016, 2017 et 2018 (…) Nous avons grandement réduit nos coûts de production. On n’attend pas que les prix remontent pour pouvoir survivre, on se dit qu’il faut être capable de survivre même avec des prix bas et c’est dans ces condition- là qu’on se débat. C’est ce travail qu’on a fait en 2016 et je crois pouvoir dire que nous l’avons réussi et que nous avons assuré l’avenir d’Ambatovy», a-t-il déclaré.

Quid de l’ACD ?

Questionné sur le sujet de l’Advance cargo declaration (ACD), ce responsable de la compagnie a souligné qu’Ambatovy travaille sur le régime de la loi sur les grands investissements miniers (LGIM) comme dans tous les pays miniers de la planète.

«On ne peut pas attirer quelqu’un et lui demander d’investir 8 milliards sans lui dire quelles seront les règles du jeu pendant la durée qu’il lui faut pour récupérer son investissement. Pour récupérer les 8 milliards de dollars d’Ambatovy, il faut 30 ans. Et comme dans tous les pays miniers, le gouvernement garantit une stabilité fiscale et juridique ; c’est à partir de ces bases qu’on fait des calculs et d’en décider de faire un investissement. Donc nous ne sommes pas inquiets et nous savons que le gouvernement est le premier concerné par la loi et que la loi sera respectée et la loi nous garantit que si l’ACD est appliqué – on ne va pas rentrer dans la question de savoir si l’ACD est justifié ou pas ou sous quelle forme il va être appliqué, cela ne nous regarde pas – l’Etat est souverain. En tout cas, il ne s’appliquera pas à Ambatovy», a-t-il conclu.

Arh.

 

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