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Stabilité du grand Océan Indien : le défi sécuritaire au cœur du débat

« Flux migratoires et diplomatie au sein du Grand océan Indien », « Environnement stratégique régional », « Gouvernance sécuritaire : incertitudes et perspectives » ou encore

« Situation géoéconomique : conflit, coopération, perspectives ». Ce sont autant de thèmes à aborder en commun lors

du colloque international du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) sur la stabilité du Grand océan Indien qui a débuté depuis hier au Carlton à Anosy. Pour dire que plusieurs personnalités issues d’horizons différents, notamment dans la zone de l’Indien sont de la partie.

Présent à l’ouverture du débat, le locataire d’Iavoloha a soutenu que « L’océan Indien constitue une position stratégique pour Madagascar et pour tous les pays de la région. Nous sommes au carrefour de l’océan Indien, avec l’Asie, les pays arabes et l’Afrique, où les enjeux sont tels qu’il faut en parler pour notre développement ».

Etant membre des organisations régionales de l’Indian ocean rim association (IORA) et de la Commission de l’océan Indien (COI), la Grande île a intérêt à mettre à profit sa situation sur le plan diplomatique.

« Parmi les enjeux, il y a l’économie maritime et marine. Madagascar subit d’énormes préjudices en raison du pillage de ses ressources marines de l’ordre de 750 millions USD chaque année. S’agissant du Canal du Mozambique, la route du pétrole, plus de 2000 bateaux empruntent cette voie maritime chaque jour et cette situation n’est pas sans susciter des inquiétudes », selon la Présidence de la République, hier.

Paradigmes

Pour sa part, le Délégué général du CEDS, Solofo Rasoarahona, a misé sur la nécessité d’élargir les perspectives et de changer les paradigmes car les enjeux dépassent désormais le cadre paisible de l’environnement insulaire. Il a d’ailleurs souligné qu’au cœur de ce changement de paradigmes,

« Il faut désormais tenir compte des dynamiques économiques et des politiques, qui vont au-delà de nos îles et qui englobent les Etats régionaux ».

Les participants à ces deux journées de colloque ont émis le souhait qu’à l’issue de ces travaux, l’initiative permettra d’explorer cette zone géostratégique afin d’anticiper un avenir meilleur en termes de stabilité et de sécurité, et aussi d’examiner les problèmes actuels tels que l’environnement marin, le terrorisme, les divers contentieux.

« L’océan Indien devrait être l’écrin de notre avenir commun. Il faut préserver la stabilité et la sécurité de la région pour en faire un havre de paix et de croissance pour tous les pays riverains. C’est dans ce sens qu’il faut intensifier la coopération économique, la sécurité pour un respect mutuel qui caractérise les valeurs communes et la souveraineté de chaque pays », a noté le Chef de l’Etat, hier. Il faut préciser que le bicentenaire du premier traité international signé par Madagascar en 1817 a été intégré dans l’agenda du Colloque international du Grand cercle du CEDS.

Jao Patricius

 

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