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Chronique : mince consolation

Les revirements faits de reniements aux engagements et de renoncements aux convictions, peuplent l’actualité politique de nombreux pays au nombre desquels de grandes puissances. Le phénomène interroge à propos des valeurs qui président à la destinée des états lorsque ceux qui gouvernent ou qui aspirent à le faire ont bu toute honte à ne plus les respecter. En la matière la classe politique malgache, vue à travers la loupe de proximité, apparait devancière, n’ayant de leçon à recevoir de quiconque, ce qui n’est ni à sa gloire ni raison de consolation quand la population vivote dans une dèche crasse. On ne saurait dire si c’est le pays ou le peuple qui agonise, apparait évidente la déliquescence d’un Etat impuissant à assumer ses obligations. Les acteurs n’en ont cure, ne cherchent à apporter remède si ce n’est à se dépenser en querelles sans fin pour se disputer les places de premier officiant et de servants de culte. Les prétendus projets de société et autres programmes de gouvernements fourmillent d’identiques poncifs extraits du même moule, ce qui n’annonce en cas de succès de l’un ou de l’autre, qu’une reproduction de ce qui est. L’érosion a réussi à rendre la pente de plus en plus abrupte, faits socio- économiques et événements politiques alertent sur le fait que même si nombreux s’y adonnent à cœur joie, le dévalement qui s’accélère à grande vitesse aggrave de la menace d’un sans-retour cette fuite en avant.

Les éruptions de folie de foule se banalisant comme émanations normales d’une sagesse populaire naturelle ne sont pas simples banalités, constituent au contraire de graves symptômes d’une dangereuse maladie qui frappe la société. Le phénomène ne s’arrête plus à des jugements, condamnations, exécutions de peine, expéditifs dans leur continuité à l’encontre des « présumés » coupables, il tend à déborder de cette ambition à vouloir combler les manquements de l’Etat à ses obligations, par une prétention à apporter de manière forte oh combien détestable, des corrections au mode d’exécution de leur devoir par des représentants de la force publique, policiers et gendarmes ont payé de leur vie. La sentence ne saurait s’arrêter à alerter d’un danger de dérive. Le ver est dans le fruit : l’Etat et ses représentants atteints d’incapacité, une partie de la population atteinte d’une folie furieuse avec des éruptions de délires tendance violence inclination anarchie.

Léo Raz

 

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