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Trafic de ressources naturelles : un maire sous MD

Quatre personnes ont été déférées par le Bureau indépendant anti-corruption  (Bianco) hier au parquet de la juridiction anti-corruption aux 67 Ha.

Il s’agit de deux inspecteurs des pêches, la gérante de la société en situation irrégulière et une ancienne conseillère technique auprès de la Primature, et le maire de la commune rurale d’Antsohibondrona qui a donné l’autorisation illégalement. Ces deux derniers ont été placés sous mandat de dépôt après audition, selon les informations.

Irrégularités et non-respect de la loi

Rappel des faits. Vers le mois de novembre 2016, le Bianco a été saisi d’une doléance dénonçant des faits de travaux d’aménagement illicites entrepris par des ressortissants chinois dans une zone protégée des mangroves sur autorisation du maire de la commune rurale d’Antsohimbondrona, district d’Ambilobe.

Une dizaine d’hectares de mangroves aurait déjà été défrichée et abattue à l’aide d’engins au mépris des dispositions légales en vigueur protégeant l’environnement, et plus particulièrement les mangroves.

Face à cette situation, la population locale ainsi que les associations de défense de l’environnement ont exprimé leur crainte sur les impacts négatifs de ce projet sur l’environnement. En effet, il a été rapporté que les mangroves en question venaient de faire l’objet d’un reboisement dans le cadre de la mise en œuvre du projet PE III (Projet Environnemental 3).

Par ailleurs, il a été démontré que le lieu d’implantation de ce nouveau centre d’aquaculture se situerait à proximité d’une autre société opérant déjà dans le domaine, malgré les dispositions instituant la distance minima d’implantation de 20 kilomètres entre deux centres d’aquaculture pour la préservation de la biodiversité.

Les investigations menées ont démontré que ladite société n’a pas rempli les conditions requises par la loi et ne disposait pas des autorisations légales nécessaires pour procéder aux travaux d’exploitation et de création d’un établissement d’aquaculture.

Il a été également noté que les autorités responsables de la surveillance et du contrôle ont fermé les yeux sur les travaux et aménagements effectués par la société malgré leur passage sur les lieux, conduisant ainsi à cette interpellation.

Recueillis par Nadia

 

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