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Enseignement supérieur : seuls 50% des diplômés accèdent à l’emploi

Enseignement supérieur  : seuls 50% des diplômés accèdent à l’emploi

Un constant alarmant. La moitié des diplômés de l’enseignement supérieur n’arrivent guère à décrocher un emploi à la fin de leurs études universitaires. L’inadéquation entre la formation et les besoins des entreprises, un problème qui ne date pas seulement d’aujourd’hui, explique cette situation.

Une réforme du système d’enseignement s’impose. Les acteurs du monde de la recherche et  du monde du travail reconnaissent la nécessité d’adapter les programmes de formation aux besoins réels de l’économie. Cette question figure, entre autres, parmi les sujets discutés lors d’ un déjeuner de travail qui s’est déroulé à l’hôtel Colbert à Antaninarenina.

« Pour les universités publiques, le problème réside dans la défaillance du système d’enseignement, lequel, hérité de la colonisation n’a pas été conçu pour garantir le développement du pays », a fait entendre le vice-président de l’université d’ Antananarivo, Jean-Claude Omer Andrianarimanana.

La situation est en train de se redresser progressivement avec le basculement vers le système LMD en 2010, mais il reste encore beaucoup à faire. « Pour le cas d’Ambohitsaina, une collaboration avec des entreprises a été conclue, en vue d’adapter convenablement les programmes de formations avec les besoins de l’emploi », a informé notre source.  Cette option est incontournable, si on se réfère à la réalité.

« En fait, 50% des diplômés de l’enseignement supérieur viennent grossir chaque année les rangs des chômeurs ou se sont résignés au sous-emploi. Alors que 3 à 4% seulement de la population a l’opportunité d’accéder aux universités, ce qui représente un énorme manque à gagner pour l’Etat », comme l’a informé le représentant du Bureau des pays de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour Madagascar, les Comores, Maurice et les Seychelles, Christian Ntsay.

Un cadre régional

L’engagement des acteurs du monde de la recherche et du monde du travail, conscients des enjeux de la recherche et de l’innovation dans la croissance économique du pays, va au-delà de la réforme des programmes de l’enseignement supérieur. De ce fait, les deux parties ont également promis de  conjuguer leurs efforts pour donner priorité à l’innovation engendrée par la recherche, améliorer l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes en vue de promouvoir l’emploi décent à Madagascar.  Un processus, soutenu techniquement par le Bureau international du travail (BIT) à travers le Projet d’appui à la création d’emplois décents par la recherche (Pacer).

Une telle initiative devrait aboutir à la mise en place et l’opérationnalisation de la plateforme nationale et des cadres régionaux pour la Recherche, l’innovation et l’emploi au niveau des sept régions d’intervention du Pacer, dont Analamanga.

« Ce cadre régional constituera un espace de concertation et de développement de partenariats permettant au monde de la Recherche et au monde des Entreprises de travailler de concert pour réaliser des objectifs communs favorisant la Recherche, l’innovation et l’emploi », a conclu  Christian Ntsay.

Fahranarison

 

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