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Eau potable : le taux d’accès à l’or bleu régresse

Eau potable  : le taux d’accès à l’or bleu régresse

Au lieu de s’améliorer, l’accès à l’or bleu régresse. Les statistiques actuelles, avec un taux d’accès de 43,5% en 2015, ne reflètent pas la réalité. De nouvelles données, qui pourraient avoir un important écart avec celles connues depuis quelques années, sortiront d’ici fin mars.

Des pas en arrière. Les résultats des enquêtes menées au niveau des fokontany, dans le cadre de la mise en œuvre du Budget programme par objectif régionaux (BPPOR), bien qu’ils soient encore provisoires, ne présagent rien de bon. Les informations recueillies jusqu’ici auprès de 17 régions, qui seront présentées officiellement ce jour, donnent un taux d’accès à l’eau potable entre 30 et 35% et un taux d’accès aux services d’assainissement et d’hygiène de 20 à 25%. C’est ce qu’on a appris, hier, lors de l’atelier de validation des résultats de l’analyse évaluation sur l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène (EAH), connue sous le nom de «Glass», qui s’est déroulé hier à l’hôtel Colbert à Antaninarenina.

Bien que les données dans les cinq autres régions ne soient connues qu’a la fin du mois de mars, ces statistiques reflètent déjà le recul enregistré dans ces domaines. Les situations sont des plus critiques dans les régions Atsimo Andrefana et Melaky. «Entre autres, le problème serait lié au manque de suivi et à la non-pérennisation des infrastructures, rendant ainsi de nombreux villages privés d’eau potable quelques années après la mise en place d’un réseau d’adduction d’eau potable sur place», a fait remarquer le directeur du système d’information au sein du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH) Fanantenana Rakotonirina. Heureusement, le ministère de tutelle a déjà mis en place une stratégie pour y faire face.

Problème financier

Le secteur EAH demeure sous financé depuis des années. Le ministre de tutelle, Roland Ravatomanga, ne nie pas cette réalité. «Pour garantir un accès universel à l’EAH dans le pays, il faut un budget allant jusqu’à 3 milliards de dollars. Mais on ne doit pas attendre qu’un tel montant soit réuni pour intervenir. Des actions doivent être menées suivant un ordre de priorité», a-t-il souligné. Parmi les actions à court terme figure la résolution de la crise d’eau dans la capitale. C’est ainsi qu’un bassin de stockage d’eau a été mis en place dans le district d’Atsimondrano, lequel sera mis en service prochainement.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui note l’interdépendance entre la mauvaise condition sanitaire, surtout celles des enfants, et l’insalubrité de l’eau, ne reste pas les bras croisés. «35 à 40% des pathologies qui affectent les enfants seraient liées à la consommation d’eau insalubre», a souligné la représentante résidente de l’OMS à Madagascar, le Dr Charlotte Ndiaye. C’est pour cette raison que cet organisme onusien s’implique davantage dans ce secteur, notamment en créant un service à part entière qui se charge de l’EAH à Madagascar.

Fahranarison

 

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