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Vindicte populaire : quatorze personnes tuées en un mois

Vindicte populaire : quatorze personnes tuées en un mois

Tout comme les incendies, les accidents de la route et les attaques à main armée, les vindictes populaires ont également pris une proportion alarmante ces derniers temps.

2017 commence très mal. Pas une semaine qui passe sans que des morts ne soient signalés depuis le début de l’année. L’une des principales causes de décès n’est autre que la justice populaire qui tend à se développer dangereusement.

La loi du Talion, œil pour œil, dent pour dent commence à s’enraciner du jour au lendemain. Par conséquent, le pays s’enfonce vers un monde sans foi ni loi. D’après la gendarmerie, pas moins de 16 cas de vindicte populaire faisant 12 morts ont été signalés dans l’ensemble du pays durant le mois de janvier.

Plusieurs localités du pays, entre autres Morondava, Nosy Varika, Mananara Avaratra, Befandriana Nord, Antsiranana, Mahajanga, Vangaindrano, Besalampy, Mananjary, ont été touchées par ce fléau tentaculaire.

Des mesures prises

La recrudescence de ce phénomène témoigne que la population n’a plus confiance en la justice et fait sa propre loi.

D’après le Chef d’escadron Herilalatiana Andrianarisaona, responsable du Service de la relation publique de la gendarmerie, ce fléau ne date pas d’hier mais ces derniers temps, il a pris une tournure inquiétante.

«La vindicte populaire se manifeste le plus souvent par l’élimination physique directe d’un suspect arrêté ou par l’attaque d’une caserne en vue d’en extraire un présumé bandit. Même si la gendarmerie n’est pas directement pointée du doigt comme étant à l’origine de cette escalade de violence, nous avons pris nos dispositions afin d’y parer. Parmi ces mesures figurent la causerie morale au sein de chaque unité de gendarmerie qui devait aboutir à un changement de comportement, le but étant de restaurer la confiance du contribuable», a-t-il expliqué.

De son côté, la police nationale mène aussi une vaste campagne de sensibilisation en vue d’endiguer ce fléau. Pas plus tard que la semaine dernière, le contrôleur général de police Norbert Anandra, ministre de la Sécurité publique, a effectué une visite dans le nord du pays, notamment à Nosy Be. Au cours de son périple, il a précisé que la justice populaire est une infraction punie par la loi.

Mparany

(Photo d’ archives)

 

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