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Trafic de bois de rose à Antalaha : deux opérateurs économiques recherchés

Trafic de bois de rose à Antalaha  : deux opérateurs économiques recherchés

Soupçonnés d’être derrière le détournement d’environ 200 rondins de bois de rose saisis à Antalaha, le propriétaire du bateau Paprika et non moins ancien détenteur de cette quantité de bois, ainsi qu’une femme, font actuellement l’objet d’une traque intense.

Contrairement à ce qui avait été annoncé auparavant, Bernard Nafompona n’a pas été arrêté. Cet opérateur économique d’Antalaha est en cavale et se trouverait actuellement dans la capitale pour suivre un traitement médical mais les gendarmes mandés pour l’arrêter auraient fait chou blanc dans la clinique privée où il est prévu se rendre.

Selon une source sécuritaire, une femme propriétaire d’une partie des 200 rondins de bois de rose saisis est également en fuite après la découverte du pot-aux-roses. Poursuivis pour détournement d’objets saisis, les deux opérateurs économiques sont activement recherchés. Un avis de recherche a été lancé à leur encontre.

L’opérateur économique a déjà été arrêté vers le début du mois de janvier mais son bateau, le « Paprika » étant bloqué en pleine mer à la suite d’une avarie de moteur, il aurait reçu l’autorisation de faire le nécessaire pour ramener l’embarcation au port. Une personne se serait porté garant de lui. L’opérateur économique d’Antalaha en a profité pour disparaître.

Cinq suspects auditionnés

D’après une source sécuritaire, celui qui s’est porté caution de Bernard Nafompona fait actuellement l’objet d’une enquête serrée. Il est soupçonné de complicité d’évasion. Quatre autres personnes dont des membres de l’équipage du Paprika passent également à l’interrogatoire. Dans la nuit du 1er au 2 février à Vinanivao, les deux principaux suspects en cavale auraient profité de l’absence des gendarmes censés assurer la sécurité des 200 rondins pour les déterrer des sept fosses où ils ont été enterrés. Les deux opérateurs économiques auraient par la suite payé des portefaix venant de Maroantsetra et de Mananara Avaratra pour déterrer les rondins de bois de rose. Après cette opération, des pirogues ont été déployées pour les transporter au large d’Ampamolahambe où un caboteur a jeté  l’ancre pour les récupérer.

Par ailleurs, l’on sait que les gendarmes en faction avaient escorté les membres de l’équipage du bateau cette nuit-là. Ce qui expliquerait leur absence à Vinanivao.

Quoi qu’il en soit, les observateurs estiment qu’il y avait eu trop de laisser-aller dans cette affaire.

Mparany

(Photo d’archives)

 

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