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Vindictes populaires : le SMM veut initier une assise nationale

Vindictes populaires  : le SMM veut initier une assise nationale

La vindicte populaire s’est érigée en tradition à Madagascar. Les voleurs et les violeurs n’échappent pas au lynchage et à la justice de la rue. Propulsée à la tête du syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) et étant la première femme à diriger ce syndicat, Fanirisoa Ernaivo appelle à la retenue et propose de trouver une solution à travers une assise nationale.

L’homme n’a pas le droit d’ôter la vie à de son prochain. Se faire justice soi-même et de s’adonner à un acte inhumain  et de barbarie est puni par la loi. Malgré tout, les déclarations et les interpellations à tous les niveaux, la vindicte populaire ne cesse de gagner du terrain et autant même dire que cela ne décourage même pas les criminels. D’après l’opinion publique, c’est une conséquence directe du manque de confiance en la justice malgache qui semble aussi désemparée devant la situation. Et même les forces de l’ordre n’inspirent plus confiance.

« Au jour d’aujourd’hui, personne n’a de solution aux vindictes populaires. Nous voulons que celle-ci vient de nous tous », déclaré Fanirisoa Ernaivo, la nouvelle présidente du syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), hier lors de la passation de service avec son prédécesseur. Une autre manière de redorer le blason de justice sans cesse pointée du doigt par la population et l’opinion publique à cause de leur impuissance.

Revenir à la base !

Comme la loi n’est ni appliquée ni respectée, il est donc vital de revenir à la base et de consulter tout le monde.  «  Nous allons initier cette concertation nationale afin de recueillir les opinions et les avis de tous les acteurs en l’occurrence la population », a-t-elle poursuivi. Car pour cette dame de fer de la justice malgache, « L’avis des magistrats ou encore des forces de l’ordre ne suffisent pas ».

Il est indispensable de connaître les motivations et d’identifier également les problématiques pour chaque région. «  Pour la population, la loi œil pour œil prend le dessus sur la loi en vigueur. Cette population-là ne prend pas en considération les sanctions encourues relatives à cet acte », a-t-elle conclu.

Nadia

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