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Exploitation illicites dans les forets : la solution dans l’amélioration de la gestion des réserves

Exploitation illicites dans les forets : la solution dans l’amélioration de la gestion des réserves

L’orpaillage et l’exploitation minière dans les réserves naturelles du pays ne datent pas d’hier. Jusqu’à ce jour, ces activités continuent et menacent l’écosystème tout entier. Pour les acteurs de protection de l’environnement, la solution réside dans l’amélioration de la gestion des réserves forestières.

Les forêts et réserves naturelles malgaches regorgent de ressources minières innombrables. Les plus recherchées sont l’or et le saphir. Didy, Bemainty, Ranomafana, Marolambo, Isalo…  sont autant de lieux convoités par des dizaines de milliers d’exploitants qualifiés d’illicites. Mais il n’y a pas que les aires protégés qui sont aujourd’hui envahies par les miniers, mais également les réserves forestières proprement dites.

Questionné sur la possibilité de freiner ces exploitations, notamment dans les aires protégées, Guy Suzon Ramangason, directeur général de Madagascar national Parks (MNP) reconnaît que ce n’est pas chose facile. «

 L’aboutissement des mesures de conservation et de préservation dépend effectivement de l’amélioration de la gestion de toutes les réserves forestières dans l’ensemble du territoire. Par ailleurs, il s’avère également plus que nécessaire de coordonner les besoins des exploitants avec l’existence des ressources minières », a-t-il expliqué.

Quid des aires protégées ?

Concernant particulièrement les aires protégées, le DG du MNP a affirmé sans plus de précision que plusieurs dossiers ont été remis au tribunal en considérant le fait que toute exploitation dans les aires protégées est considérée comme un crime.

« Nous, gestionnaires des aires protégées et acteurs de protection de l’environnement, mettons à portée des autorités les textes et lois applicables (Code des aires protégées, Code minier, etc.). Il appartient au tribunal de les appliquer et ce, dans les meilleurs délais », a-t-il enchaîné.

Les activités d’orpaillages dans le parc national de Ranomafana, dans le Vatovavy Fitovinany, ont été signalées depuis plus d’une dizaine d’années. Les responsables ont du mal à couvrir et surveiller les quelque 42.000 hectares du parc. « A Didy, dans l’Alaotra Mangoro, le mieux que nous puissions faire c’est de freiner l’extension des surfaces exploitées dans la mesure où  nous siégeons aux portes du corridor forestier de Zahamena. Il en est de même dans le Cofam à Marolambo et Fasitsara », a fait savoir ce dirigeant du MNP.

Selon les dispositions du Code des aires protégées de Madagascar (Coap), toute exploitation illicite au niveau d’une aire protégée du réseau national est passible d’une peine de travaux forcés de cinq ans minimum et d’une amende d’un million d’ariary minimum et ce, sans préjudice des indemnités et dommages-intérêts que le tribunal peut toujours prononcer au bénéfice des parties civiles.

Arh.

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