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Retrait de la CPI : l’Afrique hésite à franchir le cap

Retrait de la CPI  : l’Afrique hésite à franchir le cap

Le retrait collectif de l’Union africaine de la Cour pénale internationale (CPI) ne sera pas pour demain. Les pays africains ne sont visiblement pas sur la même longueur d’onde.

Le projet de retrait collectif de la Cour pénale internationale (CPI) des pays membres de l’Union africaine tâtonne. L’Afrique n’arrive pas encore à se mettre au diapason sur le sujet qui toutefois continue d’empoisonner les relations  entre le continent et l’instance juridique onusienne.

Ce dossier était inscrit à l’ordre du jour de l’UA depuis 2008 mais n’a pas jamais été tranché. Et à l’allure où les discussions évoluent au 28e Sommet de l’ Union africaine à Addis-Abeba, le dossier semble loin d’être clos. Et pour cause, une partie du continent veut quitter la CPI car selon les analyses, les dirigeants du continent sont toujours dans le collimateur de cette instance. C’est le cas de l’Afrique du Sud, du Tchad, du Soudan ou encore de l’Ouganda.

 « C’est une Cour où le Conseil de sécurité édicte ses lois », s’insurge un diplomate libyen, dont le pays ne fait pas partie de cette entité. L’un des arguments de ces pays s’articule aussi dans le fait que l’Union Africaine en tant que organisation ne fait pas partie du statut de Rome, l’acte fondateur de la CPI. Dans cette optique, le retrait collectif de la CPI n’a pas sa raison d’être.

Voix discordantes

Tandis que d’autres voix s’élèvent pour plaider en faveur de l’appartenance à cette instance, en arguant l’inexistence de l’impunité, « certains pays estiment que l’intégration au sein de la CPI se fait de manière souveraine. Il faut donc suivre cette option et non le retrait collectif », estime une source au courant de l’évolution de la démarche africaine.

Le Sénégal, la Côte d’ Ivoire, le Bénin, le Botwsana, le Cap Vert, le Nigeria ainsi que la Tunisie figurent dans cette liste. Ils veulent bien, a priori, soigner leur image au niveau international. « Le fait d’insister sur un retrait collectif constitue une violation de la souveraineté des Etats membres », a soutenu un autre diplomate.

Et la Grande île !

En tout cas, si le débat sur le retrait ou non de la Cour pénale internationale (CPI) fait rage au niveau du continent ces  jours-ci, la Grande île ne prend pas encore position.  A titre de rappel, Madagascar a intégré la Cour onusienne en 1992 sous la présidence d’Albert Zafy. Mais jusqu’ici, le pays, en réalité les dirigeants malgaches, n’a pas encore eu affaire à cette institution.

Même si durant la crise de 2009, suite aux massacres du 7 février, le sujet a été évoqué par certains juristes, il est resté sans suite. Il faut noter que selon les principes réglementaires du Traité de Rome, les conflits ne peuvent être traités devant cette Cour que lorsque les deux parties, à savoir la Cour et l’Etat concerné, ne soient consultés.

Jao Patricius

 

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