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A sec et à sac

A sec et à sac

Les phénomènes perturbant la vie publique ne cessent de s’accroître pour se diversifier. La sécheresse confinée dans le Sud gagne du terrain dans une dimension nationale, mettant sa région d’origine à l’antipode avec l’apparition d’inondations.

Inexpliqués et inexplicables pour les profanes induits en erreur par des logiques abstraites fournies par des charlatans et religieux à l’affût du moment opportun pour inculquer leurs théories de l’irrationnel, ces faits n’ont rien de surnaturel en soi. Les termes scientifiques matraqués par les experts ne correspondent pourtant à rien pour la masse populaire vivant en direct les phénomènes, la poussant vers la solution de facilité de croire ce qu’on lui raconte. L’atmosphère est sèche et le vent avec. Rivières et puits se tarissent. Les robinets vivent leurs dernières heures de gloire. Par contamination, les caisses de l’Etat sont à sec. Le pouvoir d’achat des contribuables s’assèche. Les opérateurs hésitent à tirer leur dernière cartouche pour éviter de se mettre à sec. Tout se précipite et tout s’enchevêtre pour devenir un nœud gordien à la fin.

La mise à sec a été par ailleurs précédée de la mise à sac du pays pour lui favoriser le terrain. Des services publics sont dépouillés de leurs biens mais aussi de leurs prérogatives. Des citoyens subissent des spoliations d’envergure pour n’être que des factotums amorphes, sans aucune attache. Dans la rue, sur la route, en ville comme à la campagne, des autorités se transforment en prédateurs féroces pour se nourrir du sang des faibles en mettant à sac leurs biens. Dans tous les cas, la mise à sac avant la mise à sec a marqué l’esprit des plus fatalistes résignés à être toujours à sec.

Manou

 

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