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Madagascar il y a 100 ans : deux lettres de tirailleurs malgaches (3)

(Suite et fin.)

« Cette attitude bienveillante nous fait toujours remercier le Fanjakana et nous pousse à attacher plus profondément nos cœurs à la France notre mère chérie, qui ne cesse pas de se préoccuper de notre bien-être. Cela nous est une grande chance, surtout pour nous qui accomplissons nos devoirs envers la France pour l’honneur de Madagascar.

« C’est avec une grande fierté, Monsieur le Gouverneur général, que je vous dis que nos uniformes sont pareils à ceux des soldats français et cela constitue pour nous un avantage spécial. Non seulement cela, mais les soins prodigués aux malades sont très satisfaisants et dépassent de beaucoup ce qu’on peut attendre de sa propre mère. La nourriture est amplement suffisante, nous mangeons comme à Madagascar ; à nos repas viennent s’ajouter d’autres mets, ce dont nous avons besoin est mis à notre disposition. Je suis très fier, Monsieur le Gouverneur général, de vous dire au nom de mes camarades pour vous assurer que Madagascar n’aura pas à rougir de nous et nous ne serons pas une honte pour ceux qui nous ont envoyés.

« Nous tâcherons à ce que nos devoirs envers la France mère patrie soient accomplis jusqu’au bout.

« C’est avec une voix retentissante que je vous dis les vœux que nous formons. Vive la France ! Que les armées françaises et celles de ses alliés vainquent ces Boches barbares ! Vive Madagascar ! Vive M. le Gouverneur général !

« Je vous prie, Monsieur le Gouverneur général, de faire insérer la présente à la Gazetim-Panjakana pour que tous les Malgaches sachent l’amour que la France a pour ses enfants et pour qu’ils sachent aussi que la France est un pays où règnent la liberté, l’égalité et la fraternité. »

Un joli mot de Ranavalo

On nous rapporte un joli mot de l’ex-reine Ranavalo, qui se trouvant récemment à Vichy, à la sortie d’un hôpital qu’elle venait de visiter, fut abordée par un journaliste qui, à brûle-pourpoint, lui posa cette question :

— Madame, quand croyez-vous que finira la guerre ?

Ranavalo se recueillit une seconde, puis déclara avec un malicieux sourire :

— Oh ! moi, depuis que je suis dans le civil, je ne fais plus de politique.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

 

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