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Rohy : la charte enfin dévoilée

Rohy  : la charte enfin dévoilée

Après les désaccords avec le ministère de la Communication et des relations avec les institutions (MCRI), la plupart des membres de la société civile regroupés autour du mouvement Rohy ont décidé de prendre les choses en main. La charte de la société civile a finalement été présentée hier à Antaninarenina. L’objectif étant de, « Cadrer à l’interne le leadership, la mobilisation, la coordination et la facilitation des actions des OSC malgaches et d’initier la mise en place d’un cadre légal et réglementaire pour un statut reconnu de la Société civile ».

Le texte comprend plusieurs points régissant la société civile. Parmi ceux-ci, le respect de son indépendance par rapport à la situation du pays. « La plateforme de la société civile ne fait pas de la politique et les membres ne sont pas à la recherche de siège », a indiqué Mahamoudou Ndriandahy, un membre de la société civile. « La charte de la société civile pourra garantir l’indépendance de ses membres », a-t-il ajouté. En signant la charte, les membres de la société civile s’engagent entre autres à lutter contre la corruption et à rester unis en évitant d’intégrer des organisations politiques, religieuses ou autre partie pouvant favoriser la division.

Afin d’éviter toute confusion, certaines conditions doivent être remplies avant de pouvoir représenter la société civile au sein d’une institution quelconque, notamment l’accord de tous les membres mais également avoir les expériences nécessaires.

Pas entendus

Dans tous les cas, les membres de la société civile déplorent le fait qu’ils ne soient pas entendus par les autorités qu’après l’intervention des bailleurs de fonds. Cette année, la société civile a interpellé sur plusieurs points importants,  sans réaction concrète de la part de l’ Etat. On peut alors citer la politique de décentralisation qui, notons-le tarde à être mise en œuvre, la réconciliation nationale qui semble diviser les parties, le code de la communication qui n’a toujours pas été éclairci, mais également la lutte contre la corruption qui ne semble pas encore assez évidente jusqu’à présent.

Tahina Navalona

 

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