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Espionnage entre « amis »

Espionnage entre « amis »

Selon la presse internationale, l’élection présidentielle américaine aurait été influée par des hackers russes à travers le parti démocrate et que, le conditionnel reste toujours de mise, cette initiative aurait reçu l’aval au plus haut niveau au sein de la Russie. A en croire le prestigieux quotidien américain « New York Times », le scrutin a été altéré à partir d’interviews de « dizaines d’acteurs ciblés par l’attaque ». Qualifié de cyber attaque par les médias internationaux, l’affaire continue d’alimenter les débats au pays de l’Oncle Sam au point que des ténors des partis politiques, démocrates et républicains, réclament ces derniers temps la mise en place d’une commission d’enquête conjointe indépendante pour faire la lumière sur cette affaire.

Même l’actuel président américain s’est joint à cette initiative. Un an plus tôt, « Mediapart » et « Libération » avaient dévoilé que l’Agence de renseignement américaine (NSA) aurait procédé à des écoutes de 2006 à 2012 des dirigeants européens, tels que des Chefs d’Etat, des ministres et des parlementaires. L’information était obtenue grâce à WikiLeaks ou à cause de lui. Toujours est-il que la pratique de l’espionnage entre alliés n’est pas rare. Selon « Le Figaro », l’Allemagne avait été choquée en 2013 par les révélations d’Edward Snowden selon lesquelles le téléphone portable de la chancelière Angela Merkel avait été placé sur écoute par les services américains pendant plusieurs années.

Dans ces deux affaires, riches en enseignements, au moins deux faits importants sont à retenir. D’abord, contrairement aux films d’espionnage du genre James Bond, le méchant n’est pas forcément celui que l’on croit et que, à la fin, les intrigues ne sont pas toujours faciles à résoudre. Sinon, un séisme électoral, du jamais vu jusqu’ici, pourrait s’abattre au pays de l’Oncle Sam, qui est le  chantre de la démocratie. Le second, c’est que désormais il faudra miser sur l’évolution technologique et ses dérives pour pouvoir compter au niveau géopolitique mondial mais aussi local. Quand on pense que  dans plusieurs parties du globe, la manipulation des consultations populaires se fait encore à travers les fichiers électoraux, c’est que le retard a pris un proportionnel inquiétant. Le troisième, et plus proche de nous, c’est que l’intrusion des nations « amies », à l’issue ou non d’élections, dans des affaires internes est toujours difficile à digérer. Plus encore lorsqu’il s’agit d’une situation où c’est la destinée de tout un peuple qui est en question.

Jao Patricius

 

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