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Slam : Tagman sur le toit national

Slam  : Tagman sur le toit national

Rideau sur la 7e édition du Slam national qui s’est tenue du 10 au 17 décembre dans la capitale. Sacré champion au tournoi individuel, Tagman défendra les couleurs du pays lors de la Coupe du monde de slam poésie, qui se tiendra en France l’année prochaine.

Une semaine dédiée à l’oralité, aux textes dits avec ou sans musique, l’occasion aussi de naviguer entre slam malgache et ceux des autres horizons. En quelques chiffres, le festival compte 30 slameurs nationaux, 5 invités internationaux, 8 grandes villes participantes. Après Zen l’année dernière, le titre de champion national revient cette année à Tilahimena Antonello Geraldi, plus connu sous son nom de plume Tagman Namgat.  Quant au tournoi par équipe, ils ont été quatre dans la course, mais l’équipe de Mahajanga a raflé cette année la mise.

«Le meilleur exploit que nous avons réussi jusqu’ici a été d’occuper le troisième rang lors de la Coupe du monde du Slam en 2010. Cette année, les poètes ont gagné en maturité comme en niveau, mais beaucoup reste à faire pour remporter un meilleur titre à l’échelle internationale», a avancé Gianni Andriarimino, président de l’association Madagaslam lors de la cérémonie de clôture du festival, samedi dernier, au CGM Analakely.

Les moyens du bord

Le Slam national a rameuté les amateurs de beaux mots à travers une programmation éclectique qui s’articule autour d’une exposition de photographies, de scènes ouvertes et spectacles, de coachings et ateliers slam mastering et de performances poétiques impromptues dans les rues de la capitale.

 «L’Etat sollicite souvent les slameurs à l’occasion d’un événement marquant comme lors de la cérémonie du 26 juin à Iavoloha ou encore le récent Sommet de la Francophonie, mais en retour nous, comme tous les artistes d’ailleurs, sommes souvent laissés de côté. Nous ne pouvons compter que sur nos propres moyens pour pouvoir participer  à une compétition d’envergure comme la Coupe du monde de slam poésie», a déploré Gianni Andriarimino.

L’association Madagaslam a déjà annoncé les couleurs de la 8e édition. «La précédente édition aurait dû avoir lieu dans la cité des Fleurs, mais par souci technique et potentiel, elle a été maintenue dans la ville des Mille. Cependant, nous souhaitons vivement faire tout notre possible pour délocaliser le festival, l’année prochaine», a-t-il conclu.

Joachin Michaël

 

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