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Madagascar il y a 100 ans : à travers la ville

Il y a trois semaines environ que notre Administrateur-Maire, se rendant enfin compte de l’état de malpropreté et d’abandon dans lequel se trouve notre ville, fit connaître à la population, par vois d’affiches et par un communiqué à la presse locale, que certains articles de l’arrêté municipal du 25 mars 1915 – arrêté demeuré jusqu’ici lettre morte – allaient être mis en vigueur dans les huit jours.

Bien avant l’échéance du jour où les procès-verbaux devaient, dit-on, pleuvoir, nos citadins ont pour la plupart obtempéré aux instructions administratives ; quelques-uns pour éviter les rigueurs de la loi, mais le plus grand nombre dans l’intérêt général.

On pouvait donc remarquer que, comme jadis, il y a de cela plusieurs années, dès le matin, immondices et ordures ménagères étaient déposées dans des récipients sur le bord de la route. Si les contribuables se sont conformés à l’arrêté en question, il n’en est pas de même du service chargé de l’enlèvement de ces immondices et qu’arrive-t-il déjà ? c’est que las de voir s’étaler à leurs yeux pendant plusieurs jours ces tas d’immondices et de respirer leurs odeurs fétides, beaucoup n’observent plus ces règlements.

Si l’administration tient à ce que ces arrêtés soient respectés, il faut qu’elle aussi remplisse ses engagements vis-à-vis de la population.

Actuellement et plus que jamais, nous devons veiller à la propreté de la ville si nous voulons que cette terrible maladie qu’est la méningite cérébro-spinale et qui a fait déjà plusieurs victimes ne dégénère en épidémie.

En dehors de la propreté, ce qu’il faut absolument à Tamatave, c’est de l’air et ce principal moteur de l’existence ne circule pas, notre ville est une vraie forêt.

Pour s’en faire une idée, qu’on monte seulement dur la tour des Messageries ou sur la terrasse de l’hôtel Colomp et qu’on jette un coup d’œil sur la ville. Qu’y voit-on ? Quelques rares toits émergeant au-dessus d’un vaste couvert d’arbres de toutes sortes. Comment l’air pourrait-il circuler même lorsqu’il vente frais sur les bords du rivage ?

L’abattage ou tout au moins l’élagage des arbres s’impose et nous osons, encore une fois, demander à l’Administration l’application de l’article 42 de l’arrêté municipal du 25 mars 1915.

La Dépêche malgache

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