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L’ennui porte conseil

L’ennui porte conseil

Une, deux ou trois heures, parfois plus, voir durant toute la journée. Oui, le délestage est revenu sans prévenir et surtout plus intense qu’auparavant. Comme il ne s’agit plus d’une nouvelle, la population semble pouvoir s’y faire. Sans pour autant manifester son mécontentement, chacun se munit des moyens qu’il a pour s’éclairer. La vie en général de la population est chamboulée car malgré le programme de délestage paru dans les journaux, il faut dire que les Tananariviens ont encore du mal s’adapter, surtout que la coupure tombe juste durant les heures de travail.

Les journées finissent par ressembler aux nuits où toutes les activités s’arrêtent pour donner place au repos. Et depuis le retour du délestage, le repos forcé est de rigueur. Dans les administrations publiques et privées, les ateliers, les cybercafés, dans les églises et les écoles, aucune activité n’est épargnée et l’ennui prend petit à petit place. Rien ne différencie plus les travailleurs aux sans- abri qui, eux, n’ont réellement aucune occupation dans la vie.

Si on nous prive du temps de travail, on nous offre par contre un temps de réflexion par rapport à cela, en l’occurrence la vie de la nation et la misère de la population. Et par ricochet, la compétence ou plutôt l’incompétence de certains, ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Comme quoi, l’ennui peut parfois porter conseil.

A ses heures perdues, le simple citoyen aura le temps de faire le point sur ce qui se passe réellement dans son pays, de peser le pour et le contre. La majorité n’hésite pas à pointer du doigt le régime et affiche ses opinions en vue de la présidentielle de 2018. La Jirama a fait savoir, grâce à un communiqué, que le délestage provient en fait du manque d’eau causé par le changement climatique qui lui-même est causé par la population.

 Tahina Navalona

 

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