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Insécurité dans le sud : les forces de l’ordre dénoncées

Insécurité dans le sud  : les forces de l’ordre dénoncées

Les attaques de dahalo se multiplient dans le Sud, particulièrement dans le district de Betroka et ses environs, malgré la présence des éléments de l’Unité spéciale anti-dahalo (Usad) dans la commune rurale de Mahabo, située dans cette circonscription.

Evitée par les dahalo au début de son installation, l’unité spéciale ne leur inspire aucune crainte depuis quelques mois déjà. Ils la défient carrément en osant perpétrer des attaques à quelques centaines de mètres de sa base, rapportent les villageois qui expliquent que ces éléments ne représentent nullement la force dissuasive annoncée au début, à cause du dysfonctionnement de leur gestion. Le chef de poste de gendarmerie de Mahabo doit être avisé du mouvement des éléments de l’Usad avant de s’en référer au commandant de la compagnie qui, à son tour attend le feu vert émanant du commandant de groupement ordonnant l’intervention de cette unité, selon nos sources.

La présence  d’un matériel lourd et l’annonce de l’utilisation du matériel de détection moderne, tels  les radars, ont eu d’effets sur le moral des dahalo qui ont eu peur de se frotter aux éléments de l’Usad au début. Se rendant compte, à la longue, de la supercherie, les malfaiteurs bravent actuellement ces matériels, qui ne servent pas à grand-chose, déplore la population locale.

Matériels de parade

«Cette base fait figure d’épouvantail dans le décor et les dahalo ont fini par s’en apercevoir», déplorent des chefs ancestraux des localités environnantes. Le maire de Mahabo, Delphin Rasolomanjato, a confirmé ces assertions indirectement en révélant que les réactions en urgence dépendant d’une longue procédure, les matériels de parade qui sont exposés à la base favorisent l’insécurité.

La population du district de Betroka appuie actuellement les exigences du député Jean Nicolas Randrianasolo sur la nécessité des interventions héliportées pour l’efficacité de l’Usad. Les effets psychologiques de la rapidité des interventions et la réduction des risques de dommages collatéraux au sein de l’unité revalorisent l’opération aux yeux de la population, selon ce parlementaire.

Manou

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