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Chronique : l’arbre de Noël, modèle pour une adaptation réussie

C’est reparti pour un tour ! Mon beau sapin roi des forêts enneigées… Quand nous étions des amateurs de produits naturels, insensibles à la question environnementale, nous achetions des pins coupés dans ce qu’il reste d’îlots de verdure. Depuis, la protection de la nature et le développement durable ont fait une percée dans nos préoccupations habituelles.

Il a fallu trouver une solution pour remplacer le classique pin de Noël. Elle s’est imposée sans problème. Nous nous sommes très vite convertis au sapin en plastique made in China, vert comme les forêts ou blanc comme la neige. Les années passent, son succès ne se dément pas. Mais le kitsch des aiguilles en plastique ne plaît pas à tout le monde.

Pour les irréductibles de l’arbre plus vrai que nature, et il en reste, l’araucaria avec ses branches qui s’étendent comme des ailes est celui qui se rapproche le plus du sapin de Noël. S’il s’est bien acclimaté à Madagascar, il n’est pas aussi prolifique que l’eucalyptus et n’a pas vocation à remplacer près de la cheminée tous les pins qui sont maintenant épargnés pour les fêtes.

On a alors lancé la mode de l’arbre minimaliste, simple ramure décorée de quelques boules rouges ; il est aussi proche du traditionnel arbre croulant sous les guirlandes qu’un top modèle contemporain ressemble à une plantureuse sculpture de Botero. Au « roi des forêts » dont la verdure ne craint pas le froid on a préféré le symbole des lumières qui scintillent dans la longue nuit de l’hiver.

Perdus entre tous ces symboles, on en oublie que c’est le début de l’été austral, de la saison des pluies et que dans la plupart des pays de notre hémisphère, c’est aussi le début des grandes vacances. Nous avons réussi à perpétuer la tradition de l’arbre de Noël et à l’adapter aux réalités de notre flore et de notre climat. Nous devrions sur le même modèle adapter le principe des vacances scolaires avec notre climat. Le succès est assuré.

Kemba Ranavela

 

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