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Tempête politique

Tempête politique

A l’heure où la société civile, les journalistes, les patrons de presse et les forces de l’ordre sous l’auspice des instances internationales accordent leurs violons, essaient de trouver les voies et les moyens de consolider cette paix «fragile» autour d’une table ronde, sur le devant de la scène politique et ce, malgré le fait que la loi sur la réconciliation est adoptée, paradoxalement la tension monte d’un cran. Décidément, après le calme ou la trêve forcée à l’occasion du Sommet de la Francophonie, on risque de  s’attendre à un avis de grosse tempête politique sur le pays.

L’affaire Augustin Andriamananoro n’est qu’à son début houleux, mais déjà les opposants et le régime se regardent en chien de faïence. En termes crus, ces derniers condamnent cet abus de pouvoir et cette mainmise sur les institutions étatiques, notamment la justice. Les opposants et même la société civile craignent que l’emprisonnement d’Augustin Andriamananoro annonce une longue série d’exactions et d’actes d’intimidations politiques  en vue de la présidentielle de 2018.

Devant une telle adversité à bride abattue, même le citoyen lambda s’interroge. A quoi bon de se réconcilier maintenant ? Après toutes les étapes accomplies sanctionnées par des déconvenues sans précédentes, Madagascar ou plus précisément le régime actuel est-il capable de mener à terme le processus de la réconciliation ? Certes, la loi est votée, mais on ne sait jamais ce qu’elle nous réserve à l’avenir, d’autant que le texte est adopté par la majorité présidentielle. L’amnistie est un faux pardon qui conduit toujours à une fausse réconciliation. En fait, cette loi est faite pour qui ?

Le paysage politique prend une autre tournure. Et il risque de se dégrader davantage si la Haute cour constitutionnelle ne prend pas en compte le dossier du parti Malagasy miara-mianga (MMM) relatif au statut de l’opposition.

RA

 

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