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Gare aux déstabilisateurs !

Gare aux déstabilisateurs !

Il ne manquait plus que cela. Un homme politique, qui plus est, est un ancien ministre arrêté en plein enterrement.  Voilà un fait d’armes pas très reluisant à mettre sur le compte de l’actuel pouvoir. Le régime montre donc ses griffes et gare aux contestataires et autres apprentis déstabilisateurs. La chasse  aux opposants est donc lancée. Adieu aux prétendues valeurs traditionnelles malgache pour le respect des morts, place aux choses sérieuses dans le musèlement de tous ceux qui s’opposent au pouvoir.

Ce ne sont pas les habitants d’Ilakaka, habitués à écouter les reportages de Fernand Cello qui diront le contraire. En une semaine, le pouvoir Rajaonarimampianina a donc pu mettre la main sur un homme politique et une station radio affiliée à l’opposition. Si le premier a été aperçu aux cotés des contestataires de Soamahamanina, le second a réussi à faire la lumière sur des exploitations minières à travers une société appartenant à des  hauts dignitaires du régime. Quelque part, les deux affaires sont donc liées.

En tout cas, quelques jours seulement après la « moisson »  de dollars à Paris à travers la Conférence des bailleurs et des investisseurs et une semaine après le Sommet de la Francophonie, cette image ne semble pas correspondre à celle que le régime veut bien montrer à ses éventuels partenaires. C’est en effet paradoxal de constater qu’on continue à tendre la main aux partenaires internationaux à venir investir au pays alors que d’un côté, on continue à faire pression au niveau de la justice et des forces de l’ordre pour mater les  « opposants ».

Si auparavant le régime, depuis l’indépendance, se targuait d’avoir été le seul à ne pas emprisonner ses opposants, ce n’est plus le cas. Le régime  Rajaonarimampianina n’a désormais rien à envier à ses prédécesseurs. Il faut dire que faute d’alternance démocratique, les acteurs politiques malgaches ont choisi l’alternance en prison. Les bourreaux d’aujourd’hui seront les prisonniers de demain, et ainsi de suite.

Rakoto

 

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