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Droits universels

Droits universels

Madagascar a célébré samedi dernier la journée internationale des droits de l’Homme. Une journée instaurée par les Nations unies depuis 1948 afin de promouvoir la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Soixante ans après, où en sommes-nous ? On voit des milliers d’associations se créer partout dans le monde, voulant à tout prix protéger le respect de ce texte et par conséquent la population. Au final, on pourrait se demander s’il ne s’agit pas uniquement d’un gagne-pain puisque ces dernières sont en fait impuissantes face au diktat des hauts dirigeants.

Peine de mort, guerre, famine, exploitation en tout genre, ce ne sont pas les exemples qui manquent. Quelle est la portée de ce texte de nos jours ? Et quelle en est la garantie? Le Rwanda était souvent pris comme exemple pour l’illustrer, à présent on évoque la Syrie, au cœur d’une guerre interminable, et les pays pauvres en particulier. Mais au lieu de chercher indication ailleurs, on pourrait plus concrètement voir le cas de Madagascar qui semble être l’exemple parfait pour parler des droits de l’homme.

Le texte comporte une trentaine d’articles qui  ne semblent guère appliqués au pays. Récemment encore, son article 19 a été évoqué par les militants pour la liberté d’expression. Mais le texte précise également la liberté d’aller et venir, le droit au travail, le droit de propriété, de participer à la vie publique, à une protection sociale, et à une liberté d’opinion.

Combien d’entre ces points sont actuellement respectés lorsqu’on sait que plus de 90% de la population vit dans la pauvreté ? Cela implique qu’il n’y a ni travail ni maison, ni droit à la santé et encore moins à l’éducation. Certains se plaisent même à rester en prison car au moins là bas, le gite et le couvert sont assurés bien que le régime manioc soit obligatoire.

En réalité, personne n’est libre dans ce pays où les dirigeants n’en font qu’à leur guise en faisant de la pauvreté leur “arme » leitmotiv devant la communauté internationale. On aura beau célébrer cette journée autant de fois que nécessaire, mais la réalité en est tout autre et le restera à défaut d’action et de volonté des dirigeants. Il ne faut pas oublier que même celui qui est considéré comme le plus grand pays démocratique pratique encore la peine de mort.

Tahina Navalona

 

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