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Signe clinique

Signe clinique

La saison des pluies n’est qu’à son début…également pour les ordures. Chaque année, comme à l’accoutumée,

des programmes d’aménagement et d’assainissement des canaux d’évacuation de la capitale sont annoncés et même effectués dans le dessein de prévenir les inondations.  Un petit détour aux 67 Ha et dans les bas quartiers de la ville en plein « déluge » suffit à se demander si les travaux faits ne sont qu’un coup d’épée dans l’eau.

Récemment, après juste quelques minutes d’ondée, toute la cité est envahie par l’eau. Et le malheur ne vient jamais seul quand la pluie rejoint les eaux usées des égouts qui débordent en permanence dans la cité, même durant la saison sèche. Dans certains quartiers, les habitants prêtent main forte aux agents du Service autonome de maintenance de la Ville d’Antananarivo (Samva) en cotisant pour acheter des fers ronds résistants nécessaires aux curages.

Mais vivre dans une atmosphère saine, sans se mouiller les pieds en rentrant chez soi après une rude journée de travail et de dur labeur à l’école ne plus fait partie du quotidien de la population des 67 Ha depuis des années. Force est de constater sur place que les 90% des canaux d’évacuation d’eau de pluie sont bouchés alors qu’il y a quelque mois, non seulement tous les couvercles en béton des canaux ont été changés, mais des grands travaux de curage ont également été exécutés. La situation est maintenant toute autre dans la cité. Premières pluies, premières inondations.

Du côté de Besarety et d’Andravoahangy, autant dire que les habitants se noient carrément dans un verre d’eau chaque année.

Et si la pluie est déjà presque au rendez-vous, cela va sans dire que les ordures le seront également. Les deux font toujours la paire dans la ville des Mille. L’année dernière, le ramassage et le problème de la gestion des ordures qui s’amoncellent ont fait polémique. Comme si chaque recoin de la capitale s’est transformé en un dépôt à ciel ouvert. Antananarivo donnait l’impression d’être à l’abandon. La peste est à Befotaka, mais le signe avant coureur en cette saison des pluies, notamment dans la capitale, est loin d’être rassurant.

RA

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