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A bon chat, bon rat

A bon chat, bon rat

Immédiate réaction du directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), après que le sénateur Riana Andriamandavy l’a carrément fait perdre la face au sein de la chambre haute. A l’entendre hier devant la presse, c’est loin d’être une réponse du berger à la bergère…une querelle de clocher. Une riposte qui va en dire long, annonçant déjà qu’il n’est pas question de démissionner.

Pour dire que les accusations apportées par ce vice- président du Sénat sont fausses. Car d’après le directeur général du Bianco, convoquer quelqu’un pour une enquête ne doit pas être interprété comme un non-respect du droit

à la présomption d’innocence. Ce dossier comme tous les autres déjà traités a fait l’objet d’une même procédure en matière d’enquête. En un mot, Jean Louis Andriamifidy a mis le point sur les i qui ne va pas certainement plaire au Sénateur Andriamandavy.

La suite du dossier s’annonce ainsi plein de suspens, d’autant que l’un des noms cités dans cette affaire n’est pas vraiment n’importe qui. Voir « intervenir » un sénateur élu sous la bannière du régime en pleine séance ordinaire en réclamant en direct la tête du directeur général du Bianco prend tout son sens. Il ne s’agit pas d’une intervention discrète, derrière les coulisses en faveur ou au détriment de quelqu’un, qui fait sans conteste entrave au bon déroulement d’une enquête – une attitude à maintes reprises dénoncée par le Bianco – mais d’une véritable mise à l’index sans état d’âme.

Selon les analystes politiques, le régime, à travers ce sénateur dévoué, veut adresser un message fort à l’endroit du directeur général du Bianco qu’il ne fallait pas aller au-delà des zones « interdites »…sinon. Reste à savoir si Riana Andriamandavy sera entendu par le président de la République car du côté de Jean-Louis Andriamifidy, rendre son tablier parce qu’un sénateur l’exige, n’est pas et ne sera pas à l’ordre du jour.

JR.

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