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Après la récolte, que faire ?

Après la récolte, que faire ?

Les derniers mois de l’année ont été bénéfiques pour le régime. Le Sommet du Comesa et celui de la Francophonie ont été accomplis sans incident majeur. L’honneur est sauf  aussi bien pour les dirigeants que pour les Malgaches. C’est aussi le cas de la Conférence des bailleurs et des investisseurs qui s’est tenue dernièrement à Paris. Un rendez-vous maintes fois ajourné mais qui a pu finalement se concrétiser en engrangeant une « moisson » de dollars, d’après les proches de la République. Voilà qui met du baume au cœur d’un régime qui a été secoué, à plusieurs reprises, par des tensions politiques. Il semble que tout est bien qui finit bien donc cette année.

Pour autant, il faut se rendre à l’évidence. A la mesure du temps à accomplir ses promesses, il ne reste plus que deux ans au régime pour faire ses preuves. Le régime Rajaonarimampianina arrivera-t-il à réaliser en deux ans ce qu’il n’a pas pu accomplir en trois ans ? Difficile de s’y aventurer. Il est inutile de disserter sur les raisons des échecs, le fait est que, maintenant avec l’ouverture du robinet  financier, du moins d’après les tapages médiatiques d’Iavoloha, rien n’excusera les éventuelles défaillances. Le régime a désormais deux ans pour se racheter.

Les travaux s’annoncent d’ailleurs titanesques. Mais, certains n‘ont même pas besoin, a priori, de financement des bailleurs pour être concrétisés. C’est le cas de l’arrêt des trafics de bois précieux, la lutte contre la corruption, la bonne gouvernance ou encore le retour de la confiance en la justice pour juguler les  vindictes populaires. A cela s’ajoutent les difficultés vécues au quotidien telles que le délestage et l’insécurité.

Ceci étant, il n’est désormais plus indispensable de gloser sur des acquis tels que le retour de Madagascar sur la scène internationale ou encore l’acquisition de financements par les partenaires à chaque discours car il est plus que temps de répondre aux aspirations réelles des Malgaches. A moins d’avoir choisi d’autres voies qui, le moment venu, risqueraient d’envenimer un climat sociopolitique encore fragile.

Rakoto

 

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