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Qui vivra verra

Qui vivra verra

Depuis des décennies, autant admettre que Madagascar est à la merci des bailleurs  de fonds. Sans cesse sur le carreau et au bout du rouleau après une longue crise politique presque chronique, comme c’est le cas à l’heure actuelle, Madagascar et son développement, en passant par sa relance économique, ont besoin d’argent. Du coup, et comme à l’accoutumée, les dirigeants se tournent inéluctablement vers les partenaires techniques et financiers ainsi que les grandes institutions financières.

C’est un fait indéniable, à tel point que l’opinion publique finit par croire que Madagascar et ses dirigeants sont entièrement sous contrôle des grandes puissances et qu’en fin de compte, c’est la population qui  paie au prix fort. Certains, même les politiques opposants ou futurs dirigeants, pointent du doigt les bailleurs mais également les grands pays comme étant à l’origine de tous les maux de la Grande île.

Récemment, suite à un satisfecit de la part des pays étrangers,  relatif à l’accueil et à l’organisation du Sommet de la Francophonie, les dirigeants malgaches ont présenté le plan national de développement à la Conférence des bailleurs à Paris. Et à entendre les montants des chiffres annoncés et promis, il n’y a pas photo, Madagascar aura vraiment rendez-vous avec l’essor et la relance économique.

Qui vivra verra, que dans 5 ou 10 ans, Madagascar ne sera plus classé parmi les pays les plus pauvres au monde. Ou, qui vivra verra que, dans quelques années, le pays portera toujours cette étiquette d’un pays parmi les plus pauvres au monde. En un mot, malgré l’argent prêté et, les projets de développement financés, Madagascar restera encore pauvre dans quelques années à cause des mécènes internationaux. La faute à qui ? Ce sera quand même insensé de jeter encore une fois la faute sur les « autres ».

« Pour un pays, comme le vôtre, trouver des financements n’est pas si compliqué, surtout venant des bailleurs, le problème réside dans la mauvaise gouvernance et le manque de transparence dans la gestion…», a souligné en aparté un membre d’une délégation étrangère lors du Sommet de la Francophonie.

J R.

 

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