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Une page est tournée

Une page est tournée

Décès de l’ancien président cubain Fidel Castro à l’âge de 90 ans. Voilà une nouvelle qui n’a laissé personne indifférent. A commencer par les Cubains eux-mêmes, les Sud-américains ensuite mais aussi les dirigeants du monde entier. Même l’ancien président  Didier Ratsiraka  a accordé une entrevue au micro de radio France internationale pour évoquer ses souvenirs  d’antan, notamment sa rencontre avec cette personnalité. Le début de la seconde République malgache faisait en effet constamment référence au mouvement de non-alignement, à la lutte contre l’impérialisme ou encore à la mise en avant du nationalisme. Certes, il n’y en avait pas deux comme Castro et Madagascar  n’est pas Cuba, car ici le vent du changement et de la démocratisation a eu raison de l’Amiral.

Castro lui, c’est celui qui a tout fait, ou presque, pour éviter que son pays ne soit sous le joug d’autres pays, à savoir les Etats puissants.  Certains disent même qu’il en a d’ailleurs trop fait car son pays n’a pas beaucoup évolué depuis. Dictateur pour les uns, révolutionnaire pour les autres. Le personnage Castro reste demeure comme l’une des figures du l’Histoire du XXe siècle. Comme le répètent souvent les médias internationaux, il a défié onze présidents américains et survécu à maints complots d’assassinat contre sa personne. Fidel Castro, c’est aussi la Guerre froide, notamment la crise des missiles de 1962, dans laquelle il a tenté de faire face aux Américains.

Le Cuba de Castro, c’était aussi un système éducatif à faire pâlir d’envie  de nombreux pays, en particulier dans le domaine de la santé et de l’agriculture. Plusieurs cadres malgaches, gouvernementaux ou pas, font partie des personnalités ayant pu bénéficier de  formation  dans ce pays. Et jusqu’à ce jour, certains occupent encore des postes importants au sein des divers ministères.

En tout cas, en dépit des sentiments des uns et des autres, pas forcément partagés, à propos de cette personnalité, il est parmi l’une des rares personnalités qui  a su garder le cap de son idéologie en dépit de l’évolution du monde. Le Cuba n’est pas le paradis, loin de là. Mais il n’en demeure pas moins que chez ce personnage atypique ou à polémiques, c’est selon, il est des choses à retenir dans sa logique. De toute façon, les grands hommes sont comme ça, ils cultivent leur personnalité dans l’adversité, pas forcément dans le consensus.

Rakoto

 

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