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    Chronique : bilan en demi-teinte

    Les félicitations exprimées par les hôtes de Madagascar pour dire le succès qu’ils reconnaissent à l’organisation et à une bonne tenue du Sommet de l’O.I.F. n’ont pas de quoi surprendre, savoir-vivre et diplomatie obligent. Pareillement en ce qui concerne les suffrages d’auto satisfecit que se vote le pouvoir. Les organisations qui ont organisé des manifs trouvent elles aussi matière à se satisfaire d’avoir transmis leur message. Les forces de l’ordre ont évité le piège. Sous le regard vigilant des médias internationaux, contrairement à leur habitude elles se sont gendarmées à devoir faire preuve de retenue se défendant d’user de violence pour disperser les manifestants venus exprimer contre un système autoritariste et des lois répressives attentant à la liberté d’expression. Malgré les apparences d’une ambiance bon-enfant le message est passé, convaincant d’approfondir la question les personnalités converties à faire de la liberté un dogme, laissant indifférents les gouvernants qui dans leur pays préfèrent appliquer un système inquisitoire, des gens de cette catégorie l’aréopage n’en manquait pas.

    Le Président français quant à lui avait manifestement d’autres chats à fouetter, sans tout à fait moucher la gouvernance du pays, il n’a pas pris de gants pour déclarer son souci à propos du climat d’insécurité dont souffrent avec la population locale les membres de la communauté française. Le Président Hollande en rendant hommage aux soldats malgaches ayant sacrifié leur vie au cours de deux grandes guerres a profité de la circonstance pour condamner la violence des répressions en 1947, une sorte de reconnaissance des erreurs et des horreurs reconnaissance sans valeur d’acte de repentance ni de déclaration d’ouverture de droit à réparation.

    Du reste dans l’opinion n’apparait aucune tendance à réclamer un tribut de ce genre, dans les relations avec la France les revendications relatives aux Iles Eparses remuent davantage une partie de la population. Le Sommet n’était pas l’arène propice pour traiter du sujet, selon certaines voix dites autorisées, la Francophonie à ce qu’il parait, ne s’est pas encore attribué la mission de concilier des prétentions de pays membres sur des différends qui les opposent. De préférence on débat de sujets qui unissent que de mettre à l’ordre du jour des questions qui fâchent.

     Léo Raz

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