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LFI 2017 : adoption en catimini ?

LFI 2017  : adoption en catimini ?

Alors que tous les yeux se tournent vers le Sommet de la Francophonie, les députés adopteront discrètement la LFI 2017. Un ordre du jour qui semble plus ou moins précipité vu la tournure des évènements.

Les travaux de commissions se sont tenus hier à Tsimbazaza et  la séance plénière débutera ce jour. Le sort de la Loi de finances pour 2017 (LFI) sera connu avant samedi, ouverture officielle du Sommet de la Francophonie. Une décision rapide, mais cela n’est pas étonnant puisque les lois sont habituellement votées en catimini au pays.

Après l’arrivée assez tardive du projet de loi à l’ Assemblée nationale, trois rencontres avec le ministre des Finances et du budget ont été organisées sans grande conviction…au final et une bonne partie des députés restent dans le flou. Mais il semble que le texte devrait être adopté cette semaine.

Il faut noter que Madagascar accueille actuellement le 16è Sommet de la Francophonie. Les hauts responsables étatiques sont pratiquement pris par diverses réunions et rencontres avec les opérateurs de la Francophonie, y compris le ministre des Finances et du budget, Gervais Rakotoarimanana qui d’après la communication reçue, aura un agenda bien chargé.

Le président de l’ Assemblée nationale Jean-Max Rakotomamonjy reste également très occupé durant ce Sommet de la Francophonie. Certains députés souhaitant le rencontrer doivent attendre puisqu’il semblerait qu’il ne soit pas encore disponible à cause du Sommet.

Réticences

On se demande ainsi pourquoi le texte doit impérativement être adopté au moment où tous les yeux se focalisent à Ivato ou à Andohatapenaka, lieux de rendez-vous de l’espace francophone. Dans tous les cas, certains députés, à l’instar du groupement parlementaire de l’opposition VPM/Malagasy miara-miainga affichent déjà leur réticence quant à ce texte et n’envisagent même pas de l’adopter.

D’après ce parti, d’autres députés se seraient même ralliés au groupement parlementaire suite à sa déclaration d’opposition. Les débats risquent ainsi de s’échauffer entre les opposants et les partisans du  régime. Ces derniers ont d’ailleurs indiqué que le moment prévu pour l’adoption de ce texte est opportun comme le stipule l’article 92 de la Constitution, «L’Assemblée nationale dispose d’un délai maximum de trente jours à compter du dépôt du projet pour une première lecture. Faute de s’être prononcée dans ce délai, elle est censée l’avoir adopté et le projet est transmis au Sénat».

Rakoto

 

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