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Code de la communication-dialogue : président de l’UPF, « Nous prenons au mot le chef de l’Etat »

Code de la communication-dialogue  : président de l’UPF, « Nous prenons au mot le chef de l’Etat »

L’Union de la presse francophone (UPF) n’est pas restée de marbre sur l’adoption et la promulgation du code de la communication malgache. Le président international de l’ UPF Madiambal Diagne revendique une relance de la concertation pour que l’élaboration de ce code soit plus inclusive. Interview.

*Les Nouvelles : Lors de votre discours d’ouverture aux 45e Assises de l’UPF, vous avez interpellé le président de la République à propos  du code de la communication malgache. Vraiment, personne ne s’attendait à cela…

*Madiambal Diagne : Il se trouve que nous ayons été informés du processus du nouveau code de la communication à Madagascar. Nous avons suivi les discussions avec les médias et le gouvernement et les acteurs autour du conseil de la loi. Nous avons en premier lieu pu prendre connaissance  du projet de texte de loi. Il s’est trouvé que durant le processus, des amendements y ont été introduits. Nous avons interpellé les autorités de Madagascar sur la teneur de cette loi. Nous avons apporter des remarques qui nous semblaient nous indisposer.

*Et ladite loi a été promulguée…

-En dépit de cela, la loi a été promulguée. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer le président de la République qui s’est dit ouvert au dialogue. Nous lui avons dit qu’il faut préconiser la concertation autour de ce projet pour qu’il soit inclusif et qui requiert l’adhésion des journalistes malgaches. Malheureusement, à la fin de la procédure législative, on s’ est rendu compte qu’il y avait des dispositions qui sont en porte-à-faux avec l’ esprit de concertation.

*C’est pourquoi vous avez interpellé le chef d’Etat ?

-Alors nous avons interpellé le président pour l’inviter à relancer la concertation parce que l’esprit  qui avait guidé cela c’est de trouver un consensus. Le président a répondu dans le même esprit, en montrant que le projet de loi dans son élaboration s’est voulu le plus inclusif possible. Il s’est dit ouvert au dialogue, alors nous le prenons au mot et j’ espère aussi que nos confrères malgaches le prendront au mot et inciteront le Chef de l’Etat et le gouvernement malgache  à ouvrir les discussions autour de cette loi qui régit la presse. Car il n’y a pas de loi figée, toute loi est une œuvre humaine, et toute œuvre est perfectible.

*Personnellement, qu’ est-ce qui vous dérange le plus dans ce code ?

-Il faut le comprendre qu’il y a une tendance mondiale à la dépénalisation, les journalistes ne veulent plus être emprisonnés. Il y a une tendance mondiale qui voudrait qu’il faut renforcer la liberté d’expression, renforcer la démocratie et la liberté individuelle. Effectivement à la lecture de ce texte, il y a des dispositions qui sont liberticides. Pourquoi la République de Madagascar qui s’engage dans le respect de la liberté fondamentale dans le processus démocratique accepterait-il qu’il y ait des dispositions perçues à tort ou a raison par les professionnels auxquels ces dispositions-là sont destinées.

*Quel est le rôle de l’ UPF dans cette affaire ?

-Au niveau de l’UPF, nous sommes des facilitateurs, toujours dans l’intérêt de la protection de la profession. Ce qui  justifie notre initiative de saisir le ministère de la Communication et le président de la République. Ce n’est pas les confrères malgaches qui nous l’ont demandé, mais l’UPF par sa politique, sa philosophie et sa façon de faire.

*Quelles pourraient être les finalités des Assises qui se tiennent actuellement à Antsirabe ?

-L’objectif, c’est de met-tre en contact les expériences diverses et variées pour que les gens arrivent à s’inspirer des meilleures pratiques dans telle ou telle ville. Cette année, l’UPF a décidé de travailler en synergie avec d’autres organisations professionnelles des médias, notamment, Reporter sans frontières et la fédération de Charles Jonas. Nous allons voir comment on peut déterminer  une plateforme commune afin de mettre en synergie nos actions afin de provoquer un impact plus considérable, plus effectif en faveur des médias.

Propos recueillis par Nadia

 

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