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Chronique : premier jour premiers signes de dépassement

La cérémonie d’ouverture du Sommet de l’O.I.F. n’a pas encore été que l’on relève des signes de risque élevé de se faire dépasser par les événements. Les piquets de sécurité le long des trajets les plus fréquentés par les cortèges officiels créent un malaise diffus, autant perceptible que difficile à définir, produisant l’effet contraire à celui recherché. Evidemment que l’on compatit au sort de ces garçons plantés en plein cagnard et que l’on comprend l’indolence dont ils font montre, on ne saurait toutefois s’empêcher de s’interroger sur les raisons et le bien-fondé de la pénitence qu’on leur inflige ainsi. A défaut d’une attitude martiale style soldat d’opérette, un maintien débonnaire laisse supposer qu’ils savent n’avoir de rôle qu’à servir d’éléments de décor : faire le guet sans être aux aguets. Guetter quoi ? Une éventuelle menace ! Quelle menace ?… Ça chauffe sous les casques et bérets, à cause du soleil pardi ! Ils ne se posent pas ces questions qui s’allongent en tiroir ouvrant sur des réponses qui s’étirent en poupées gigognes.

 A la vue de ces scènes il n’est pas interdit de penser que le premier souci a consisté à monter du spectacle. De commisération les hôtes pourraient mdr, de son côté la population n’en rit ni ne se trouve à la fête. Elle n’y a pas part, mais pour prix elle supporte une grosse partie des inconvénients. Les organisateurs en établissant les différents parcours de chacune des délégations ne se sont pas embarrassés du souci des gênes créés aux usagers, ni la délicatesse de les en prévenir. Ils font abstraction d’une normale réalité : la vie une semaine durant ne peut s’arrêter aux seules préoccupations autour du Sommet. Déjà qu’en temps normal la machine économique tousse, on ne la soumet pas à tourner au ralenti sans fâcheuses conséquences, on ne peut non plus gêner davantage les conditions de débrouille de milliers de gens dans la gêne, vivant d’expédients pour s’assurer de façon aléatoire une maigre pitance au jour le jour.

Léo Raz

 

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