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Madagascar il y a 100 ans : la situation (2)

(Suite et fin.)

Voyez maintenant ce qui se passe pour le commerce et l’industrie. C’est bien pire.

À force de vouloir rester seuls sur la place de Tamatave, eux ne partant pas, les membres de la Camarilla ont si bien réussi à faire le vide qu’on ne voit plus aujourd’hui dans notre bonne ville que des… neutres, – soyons polis, – ou, pour être plus précis, des Asiatiques, surtout des Indiens, qui se sont empressés de prendre la place laissée libre par la disparition de la maison O’Swald.

Un peu d’entente entre nos commerçants eût permis au commerce français de recueillir cette succession.

La logique et le bon sens le voulaient ainsi, mais la camarilla en a décidé autrement, ne se rendant pas compte que c’était à sa propre ruine qu’elle travaillait.

Ses membres étaient utilisés par la maison O’Swald comme courtiers, comme intermédiaires. Les Indiens, eux, n’ont besoin de personne ; ils se suffisent à eux-mêmes, étant leurs propres courtiers, et vendant aussi bien en gros qu’en détail.

Aussi les voit-on de tous côtés ouvrir de nouveaux magasins, qui le jour même regorgent de marchandises, tandis que les rues sont encombrées par leurs camions, transportant de la gare et du port, ou vice versa, des marchandises qu’ils reçoivent ou qu’ils expédient.

Aussi, tandis que le commerce français végète et reste stationnaire, voyons-nous ces commerçants asiatiques acheter des immeubles, et rouler équipages, éblouissant de leur luxe tapageur les quelques malheureux Français restés par hasard dans notre ville.

Cependant ces Français pour la plupart sont venus participer à la conquête et à la mise en valeur de notre belle colonie, et aujourd’hui, soit directement soit par des membres divers de leur famille, ils concourent à la défense de la mère patrie. Ils se trouvent donc avoir tiré les marrons du feu, pour que des métèques en profitent.

Le bassin de natation

Enfin ! Ce bassin, si instamment et depuis si longtemps réclamé par les familles de Tamatave soucieuses de leur hygiène, est en voie de construction. Les malédictions dont on couvrait les T. P. pour le retard apporté dans cette œuvre vont se convertir en vifs remerciements et en chaudes félicitations.

Ce sera le cas de le dire : mieux vaut tard que jamais !

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

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