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Chronique : tromperie du « détrumpage »

Tous les politiciens ne sont pas Winston Churchill, rares s’autorisent le courage d’avoir à promettre sacrifices et sueurs pour la traversée d’une période d’efforts et de restriction. Faire rêver fait partie de leur jeu pour obtenir popularité et recueillir un maximum de suffrages afin de conquérir le pouvoir. Ce jeu redouble de danger la période de mutation actuelle, où les crises se succèdent et secouent les repères. Dans beaucoup de pays surtout les plus avancés, les peuples prennent peur craignant des menaces sur leur confort et privilège. En telles circonstances, l’étranger incarne le danger et devient le bouc-émissaire rêvé.

Moins d’un siècle après la chute du nazisme et des systèmes qui ont été liés au 3ième Reich, le monde fait face à une nouvelle montée du fascisme aussi menaçante que rapide. Des politiciens ne font pas d’état d’âme pour exploiter le filon, au contraire en font leur cheval de bataille. Les populations rêvent-elles d’une chasse à l’étranger, certains s’en font le chantre voire l’organisateur et le meneur des battues. Les résultats trahissent la réalité d’une majorité de tels vœux honteux déjouant les pronostics basés sur les sondages.

Les adversaires qui combattent la tournure de ce populisme, manifestent faiblesse en baissant la garde après avoir perdu la bataille, certains allant jusqu’à se faire l’avocat de Trump pour rassurer l’opinion, affirmant que les excès n’étaient que gesticulations de campagne et que la fonction aura raison des déraisons. De ces  approximations se voulant rassurantes, la formation de la nouvelle équipe du prochain président des U.S.A. apporte un cinglant démenti et ridiculise non seulement la grande naïveté d’y avoir cru mais interpelle sur le dangereux penchant à vouloir couvrir d’un généreux voile la triste réalité qui est et s’installe : l’inclination grandissante des peuples au nationalisme sous sa forme rétrograde, et le criminel opportunisme de faire l’apologie d’un fascisme et autres dérives pour en faire le squelette et les muscles d’un programme politique. Naïfs et aveugles s’abstenir, à se répandre en défense on fait le lit à un autre extrémisme barbare qui n’est pas que rampant mais au contraire qui a vent debout.

Léo Raz

 

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