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Madagascar il y a 100 ans : la situation (1)

On nous écrit :

Ambodiriany, 6 novembre 1916.

Comme, suivant sa noble habitude, le courrier m’arrive toujours en retard, ce n’est qu’hier que m’est parvenu votre estimable journal daté du 25 écoulé, dans lequel vous donnez vos commentaires sur l’exposé de la situation présenté par M. le Gouverneur Général dans sa lettre du 30 septembre dernier adressée aux colons et aux corps constitués.

Vos commentaires me plaisent mais souffrez que je vous déclare en toute franchise que je les estime incomplets. Vous ne trouverez donc pas mauvais que j’essaie de les compléter.

D’abord, ne vous paraît-il pas étrange qu’alors que les corps constitués (Chambre consultative et Comice agricole) de Fianarantsoa et d’ailleurs ont donné leur approbation complète et leurs félicitations les plus chaudes à cet exposé, les corps constitués de Tamatave soient restés muets, alors que cette ville était particulièrement visée dans la lettre de Monsieur le Gouverneur Général, puisque c’est un des journaux qui s’y publient qui s’était fait l’écho de la campagne odieuse entreprise contre lui, sous prétexte d’embusqués.

Mais passons.

Vous oubliez que les personnages qui composent la rédaction anonyme – oh ! combien ! – de ce journal, – la Camarilla, comme vous l’avez si bien nommé, – ont été de tout temps, et par simple mentalité, les adversaires nés de tous Gouverneurs qui se sont succédés à Madagascar depuis, – et y compris, – le Général Galliéni. C’est dans leur nature ; vous ne les changerez pas.

Les prétendus embusqués n’ont été qu’un prétexte. Eux, les embusqués par excellence, n’ont eu de cesse que lorsque, par tous les moyens, – rapports secrets, lettres anonymes, etc., – ils ont fait partir pour le front tous ceux qui n’avaient pas l’heur de leur plaire au point que, par exemple, les services administratifs se sont trouvés désorganisés, et qu’un même fonctionnaire occupe des fonctions multiples, pour lesquelles il n’a le plus souvent aucune préparation, et qu’il ne peut naturellement pas remplir toutes à la fois à la satisfaction des colons et ceux-ci, avec raison, réclament contre cette situation, dont ils rendent le Gouverneur Général responsable.

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

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