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Chronique : dites-moi, le Mexique, c’est bien au Liban ?

La mondialisation s’invite partout, jusque dans les détails de notre quotidien. Une flânerie dans les rues de nos villes en apporte la preuve tous les jours, notamment sur les enseignes des restaurants et leurs menus. En  matière de restauration, la norme malgache est depuis longtemps au grand écart sur trois continents : les cartes proposent presque toujours des «spécialités» malgaches, de la cuisine française et de la cuisine chinoise. Pour souligner le caractère local des spécialités, on pourra d’ailleurs préciser qu’elles sont « malagasy ».

La restauration n’est pas le seul domaine touché par cette récente inclination à utiliser le mot « malagasy » dans une phrase en français. De plus en plus d’étrangers se sentent obligés de la suivre, peut-être pour se faire pardonner la pauvreté de leur lexique en … malgache (oui, la chronique est écrite en français). Le mot « français » n’étant pas encore passé de mode, il arrive même que « miteny français izy ».

Pour en revenir à la restauration intercontinentale, on remarquera que dans nos assiettes, la cuisine de la vaste Chine est souvent réduite aux sautés de mine, invariablement servis avec du pain, au riz cantonais et à La soupe, laquelle a probablement connu de nombreuses adaptations depuis la lointaine Canton. Quant à la cuisine française, elle ne s’embarrasse pas de spécialités régionales. Cuisiner à la française, c’est très simple : en guise de laoka, il suffit de servir la viande et les légumes dans deux plats différents.

Les temps changent et le classique trio doit aujourd’hui affronter une concurrence des plus audacieuses. On peut varier les plaisirs de la table et tenter des expériences gustatives originales.  C’est ainsi que depuis Tananarive, on peut faire tour du monde en franchissant la porte de « Shawarma city, cuisine mexicaine ». Olé !

Kemba Ranavela

 

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