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Madagascar il y a 100 ans : carnet d’un boto de pousse-pousse

Depuis plus de 20 ans, les heures d’ouverture des bureaux et magasins de douane étaient fixées de 7 h. à 10 h. _ et de 14 à 17 heures, soit

6 heures _ de travail ; les douaniers, le commerce et les travailleurs indigènes étaient habitués à ces heures, personne ne se plaignait, tout marchait à souhait. Ceci ne pouvait durer. Un arrêté paru dans le dernier Journal Officiel vient d’y mettre bon ordre. Les douaniers qui avaient 6 h. _ de travail en auront 7, un chiffre rond ; excellente mesure à tous points de vue, il serait inadmissible en effet que, grassement payés comme ils le sont, ils n’avaient que 6 heures comme partout ailleurs. Maintenant, comme deux collègues l’ont imprimé, pour tenir compte de la chaleur, au lieu de 7 heures du matin, les magasins ouvriront à 7 h. _ pour fermer à 11 _ au lieu de 10 _ ; pour être logiques les collègues auraient pu ajouter qu’il fait moins chaud à 11 heures qu’à 7 heures du matin.

À Tamatave, tout ferme à 11 heures, c’est l’heure du déjeuner ; la douane seule restera ouverte. Nul doute, comme l’ont dit les collègues, que cette modification ne soit vivement appréciée.

Par qui ?…

Sarah B.

La Dépêche malgache

Pour les tirailleurs

malgaches

En vertu du décret de 1915, relatif à l’engagement des tirailleurs malgaches pour la durée de la guerre, il est accordé par l’État à chaque engagé une prime personnelle de 200 francs. Mais parmi les tirailleurs envoyés en France se trouvent aussi des tirailleurs servant déjà avant la guerre, et qui, de ce fait, n’ont pas bénéficié de la prime de 200 francs.

Pour corriger en partie cette injustice, M. Garbit, gouverneur général de la Grande Île, a décidé, à titre de reconnaissance de la colonie, de faire accorder une prime de 20 francs à chacun de ces tirailleurs engagés d’avant-guerre.

Une première dépense de 20 000 francs, au compte du budget local, a déjà été approuvée par le Conseil d’administration le 19 février 1916. En raison du départ éventuel pour la métropole d’un nouveau contingent de tirailleurs engagés sous l’ancienne réglementation, et qui, de ce fait, n’auront pas perçu la prime de 200 francs, M. Garbit a décidé d’élever ce crédit à 50 000 francs.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

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