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Ceni-Hery Rakotomanana : « Notre fichier électoral est défaillant »

Ceni-Hery Rakotomanana  : « Notre fichier électoral est défaillant »

L’établissement de la liste électorale a toujours constitué un casse-tête permanent pour les organes en charge des préparatifs des élections. C’est aussi un enjeu majeur pour les candidats.

Faire en sorte que tous les électeurs figurent dans la liste électorale reste un défi pour chaque organe en charge des élections. L’actuelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’évertue à aller dans ce sens. Le président de cette entité, Hery Rakotomanana, a d’ailleurs reconnu hier à Alarobia les lacunes à ce niveau.

« Il faut reconnaître  que jusqu’à aujourd’hui, notre fichier électoral est défaillant », a-t-il déclaré lors de son discours durant l’atelier de consolidation des recommandations pour l’élaboration de la stratégie nationale de l’éducation et de sensibilisation électorales.

D’après le numéro un de la Ceni, « Pour une population évaluée à plus de 23 millions d’habitants, nous n’avons que 8,600 millions électeurs ». Pour y remédier, l’institution d’Alarobia table ainsi sur un nombre plus élevé. « La CENI s’est fixée comme objectif de faire participer 10 millions d’électeurs pour les élections de 2018 », a-t-il indiqué, en reconnaissant toutefois que, « C’est un pari pas facile à tenir mais nous relevons ce défi ».

Sensibilisations

Ces temps-ci, les commissaires électoraux ont initié, avec la collaboration de nos partenaires techniques et financiers, plusieurs rencontres pour se pencher sur l’amélioration du processus électoral, à travers les textes réglementaires mais aussi au niveau de la liste électorale.

Sur ce point, lors des consultations populaires de 2013,  plusieurs failles ont été déjà constatées et ont engendré des problèmes et des contestations dans le microcosme politique car bon nombre d’électeurs n’ont pas été inscrits sur la liste électorale. Outre les défaillances au niveau technique, l’insuffisance de sensibilisation est aussi l’un des facteurs de cette lacune. A cela s’ajoute l’indifférence des citoyens qui, la plupart du temps, attendent le dernier moment. Le  Code électoral dépend de la révision annuelle de la liste des électeurs. L’article 34 du texte en question  stipule que, « La liste arrêtée définitivement le 15 avril de l’année est la seule liste valide pour toutes les opérations électorales de l’année en cours et elle reste valide jusqu’au 15 avril de l’année suivante ».

Au niveau de l’institution d’Alarobia, l’optimisme reste de mise. « Nous tiendrons compte des recommandations des missions d’observation électorales ainsi que de l’audit du fichier électoral (…). Nous allons améliorer les résultats de la liste électorale pour cette année 2016-2017 et l’année 2017-2018 », a plaidé le président de la Ceni, en soutenant la mise en place d’un guichet unique où la délivrance du jugement supplétif de naissance, l’obtention de la carte d’identité nationale et l’inscription à la liste électorale se feront simultanément. En outre, une stratégie nationale de sensibilisation et d’éducation électorales se fera aussi à travers le pays.

 Jao Patricius

 

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