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Madagascar il y a 100 ans : le Gouverneur Général aux corps constitués, colons et fonctionnaires (5)

(Suite.)

Le rapatriement prématuré de quelques cadres de la réserve aurait pour effet de désorganiser les corps locaux et d’empêcher l’instruction puis l’encadrement des nouveaux corps à envoyer dans la Métropole qui se trouverait ainsi privée de plusieurs milliers de combattants.

  1. – En résumé, nous pouvons considérer que, d’une manière générale, la Colonie donne à tous égards l’effort qu’elle devait fournir tant au point de vue militaire, qu’au point de vue économique. Il ne saurait être question de le considérer comme définitif : il doit se continuer sans interruption tant que durera la guerre terrible que soutient la Mère Patrie. Mais pour qu’il puisse se poursuivre utilement et d’une manière continue dans tous les domaines, il est essentiel qu’il reste méthodique.

Les règles suivies ont dû être, par la force des choses, différentes de celles qui furent appliquées dans la Métropole ; elles ont permis cependant d’obtenir le maximum de rendement en se plaçant au point de vue indiqué au début de la présente note.

Le principe de l’égalité pure et simple ne pouvait être observé : il eût conduit ici à des conséquences désastreuses. En France, il a fallu, après l’avoir adopté, l’abandonner dans certains cas, pour faire face aux besoins d’une guerre scientifique et réorganiser tous les services de l’arrière, dont le fonctionnement était indispensable pour économiser les vies de nos combattants et pour assurer leur succès.

Ici, étant donné que nos compatriotes ne constituent qu’une partie infime et pour ainsi dire le cadre économique de l’ensemble de la population, que les spécialistes ou simplement les personnes susceptibles d’occuper certains emplois sont plus rares, les unités moins interchangeables, les hommes dégagés de toute obligation militaire presque inexistants, la tâche était particulièrement difficile et délicate. On ne pouvait ni laisser tout le monde à son poste et renoncer ainsi au concours d’ordre militaire que nous avons donné à la France, ni mobiliser tout le monde, ce qui eût conduit à l’abandon de la Colonie et rendu impossible le secours matériel qu’elle pouvait utilement donner à la Métropole.

(À suivre.)

Le Gouverneur Général,

  1. Garbit.

Le Tamatave

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