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Formation paramédicale : le programme national unique, cible des critiques

Formation paramédicale  : le programme national unique, cible des critiques

Critiqué. Le programme national unique de formation paramédicale, qui devrait entrer en vigueur à partir de l’année prochaine, suscite tant de polémiques. Des acteurs privés dans ce domaine trouvent le contenu de ce programme non adapté aux besoins.

Trop académique. «Le programme de formation, qui va être appliqué au sein de tous les Instituts et établissements supérieurs des paramédicaux, manque de pratique». C’est ce qu’a fait remarquer le président du Comité de réflexion pour la revalorisation du système de formation paramédicale à Madagascar, le juriste Rolland Albert Razanadrakoto et non moins PDG de l’Institut supérieur des paramédicaux novateurs de Madagascar. C’était hier en marge de la cérémonie de remise de décisions à quelque 341 nouveaux diplômés en paramédicaux issus des Instituts privés, qui s’est déroulée dans l’enceinte du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA).

Pour étayer ses dires, notre source a évoqué  que, «avec ce programme, déjà appliqué au niveau des universités publiques, on passe trop de temps sur les matières d’enseignement général, notamment la chimie organique, la physique dynamique… des disciplines qui n’ont rien à voir avec la formation proprement dite». Avec ce système, les stages pratiques, qui devraient débuter dès la première année d’études, manquent. Les étudiants ne procèdent  à l’apprentissage des soins qu’en deuxième année alors qu’ils doivent être opérationnels après trois ans d’études. «Certes, une réorganisation radicale du système de formation paramédicale s’impose, comme l’a soulevé le ministre de la Santé le Pr. Lalatiana Andriamanarivo, mais ceci ne devrait pas rester à l’apanage du secteur public. Ainsi, les consultations de toutes les parties prenantes devraient avoir lieu en vue de mettre en place un programme qui répond aux besoins réels du pays», a ajouté Rolland Albert Razanadrakoto.

Eventuel problème juridique

Les acteurs privés, via le président du Comité de réflexion pour la revalorisation du système de formation paramédicale à Madagascar, n’approuvent pas également le fait que les étudiants des universités publiques ne viennent pas participer à l’examen national pour l’obtention du diplôme unique imposé par l’Etat.

Selon les informations, ces derniers obtiendront d’office ce diplôme, sous prétexte qu’en plus d’être admis en première année à travers la sélection de dossiers, ils sont admis à l’Institut de Formation Inter régional des paramédicaux d’Antananarivo (Ifirp) via un concours.  «Ces mesures ne suffisent plus pour dire qu’ils ont les capacités nécessaires pour exercer le métier sans passer par les examens nationaux. Cela peut sous entendre que les élèves des lycées publics peuvent empocher leur premier diplôme universitaire  sans avoir passé, ni réussi le baccalauréat», a souligné notre source. Ce dernier de faire valoir que, «à cette allure, la validité de ce diplôme pourrait avoir un  quelconque problème juridique».

Haja Ramasindray

Ayant bénéficié des renforcements de capacités pendant six mois, les quelque 341 nouveaux diplômés en paramédicaux issus des Instituts privés sont prêts à rejoindre leur postes respectifs après avoir reçu leur décision hier.  Ces derniers seront répartis au niveau des centres de santé publics à travers le pays, notamment à Ambovombe, Antsirabe II ou encore à Port-Berger…

Selon le ministre de la Santé, le Pr. Lalatiana Andriamanarivo, ils participeront au renforcement du système de santé. Ce dernier de souligner que des appuis particuliers, précisément des kits de fidélité, seront octroyés à ceux qui sont affectés dans les régions les plus reculées. Un système de perfectionnement basé sur les résultats a été mis en place pour que ces derniers, après près de cinq ans de service, puissent être transférés progressivement au niveau des centres de santé d’envergure sis dans les zones urbaines. C’est notamment le cas de 91 autres paramédicaux, sélectionnés au sein des centres de santé de base d’Antananarivo et ses environs, qui vont être affectés au niveau des Centre hospitalier universitaire (CHU) de la capitale. Une telle promotion de travail étant le fruit de leur performance.

 

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