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Malagasy, tous citoyens ? : dirigeants et dirigés manquent de volonté

Malagasy, tous citoyens ?  : dirigeants et dirigés manquent de volonté

Les participants au séminaire de la société civile, intitulé « Malagasy, tous citoyens ? » et organisé par l’ambassade de France  qui a débuté hier au Motel Anosy, sont sur la même longueur d’onde sur l’absence de redevabilité et de responsabilité des citoyens. Mais les dirigeants ont aussi leur part de responsabilité.

«Certains citoyens ne se sentent plus redevables vis-à-vis de la société», a déclaré l’ambassadeur de France, Véronique Vouland Anieni lors de son discours d’ouverture. Un constat partagé par certains membres de la société civile.

«Outre le fait d’être citoyen malgache, la population a aussi des droits et devoirs sur la plan politique, civil et économique. Des droits qu’elle semble avoir oubliés», a indiqué pour sa part Patricia Raharisoamalala, membre du KMF/Cnoe.

Plusieurs facteurs

La diplomate française explique de ce fait que cette absence de redevabilité résulte de plusieurs facteurs et non pas uniquement du manque de volonté de la population. «L’instabilité politique ne permet pas d’instaurer le dialogue entre les dirigeants et les dirigés», a-t-elle fait savoir.

Cependant, la société civile a également un rôle à jouer puisque «les difficultés pour cette entité à se constituer, ne lui permet pas de prendre une décision unanime et par conséquent de se faire entendre par la population», poursuit Véronique Vouland Anieni.

Dialogue

Ce qui constitue ainsi l’un des objectifs de ce séminaire de trois jours. «Nous devons travailler ensemble pour dépasser les clivages au sein de la société civile», a justifié le coordonnateur de l’Observatoire de la vie publique (Sefafi), Ralison Randriamandranto. «Comment pouvons-nous réclamer nos droits de pouvoir représenter la population ?», s’est-il interrogé en indiquant que la société civile est, «A cheval entre la démocratie représentative et participative».

Une plateforme de dialogue est alors proposée par la société civile afin de promouvoir les relations entre le gouvernement et le peuple. «Une plateforme qui devrait être mise en place par l’Etat», a indiqué Patricia Raharisoamalala. A défaut, il appartiendra à la société civile d’assurer le dialogue entre les autorités étatiques et les simples citoyens.

Tahina Navalona

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