Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Reflet – Education : « Une école du village » et non pas « Une école au village »

Reflet – Education  : « Une école du village » et non pas  « Une école au village »

Promouvoir une « école du village » et non  une « école au village » auprès des établissements publics en impliquant tous les acteurs, c’est le principal objectif du Projet d’appui à la gestion participative et décentralisée des écoles (Tafita ou Tantsoroka ho an’ny fitantanana ny sekoly)  lancé conjointement par le ministère  de l’Education nationale (Men) et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) en juin dernier.

Nouvelle politique

Il s’agit d’une nouvelle politique menée dans le système éducatif national à travers le renforcement de la gestion des établissements publics. C’est à travers une approche participative et décentralisée que le projet Tafita compte redresser la gestion des écoles primaires à Madagascar.

La transparence est de mise.

Auparavant, deux structures participent à la gestion des écoles primaires dans chaque Circonscription scolaire  (Cisco), notamment l’association des parents d’élèves (Fram) et  le comité local de gestion (Faf ou Fiombonan’ antoka amin’ny fampandrosoana), mais force est de constater des soucis de transparence  et de gestion, rencontrés au niveau de ces établissements.

Le projet Tafita compte actuellement ouvrir la gestion des écoles primaires à toutes les parties prenantes en instaurant un nouveau comité de gestion de l’école (Feffi ou Farimbon’ezaka ho an’ny fahombiazan’ny fanabeazana eny ifotony). Ce comité inclut les parents d’élèves, les responsables d’école et la communauté locale à l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action répondant aux attentes de la communauté et permettant de répondre aux problèmes prioritaires.

Autonomie des établissements

Par ailleurs, le Feffi vise également l’autonomie des établissements publics en élaborant des plans d’actions pour le développement des écoles à travers le Projet d’établissement contractualisé (Pec) lequel gèrera la  caisse école, les subventions extérieures et les ressources internes de l’école.

A rappeler que l’Etat octroie une allocation annuelle  aux EPP pour appuyer la caisse école et la réhabilitation des infrastructures des établissements, mais cela reste insuffisant. « 90 élèves sont inscrits à l’EPP Ankadiefajoro pour l’année 2016-2017. L’école perçoit une allocation de 900 000 ariary par an », a fait savoir Benedict Randiamparany, directrice de l’école. Cinq enseignants sont en charge de ces 90 élèves, dont un enseignant subventionné

et un maître Fram. « Le quota d’un enseignant pour cinquante élèves est respecté dans notre établissement. Toutefois, le nombre d’enseignants reste insuffisant car, outre mes fonctions de directrice, je dois enseigner également », a poursuivi Benedict Randiamparany.

Qualité de l’éducation

« La mise en œuvre de ce projet dans les établissements scolaires est de promouvoir avant tout la qualité de l’éducation. C’est pourquoi toutes les parties prenantes sont intégrées dans le système », a avancé Landivola Rasoamahenina, conseillère technique auprès de la Jica.

Pour ce faire, la formation de 30 membres des Feffi sur la planification  des activités du Pec, la gestion des ressources et la mise en place des fédérations des Feffi est en cours actuellement. 20 facilitateurs sont également en formation sur la facilitation des activités des livrets d’exercices de mathématiques. 2500 écoles sont prévues bénéficier du projet Tafita sur tout le territoire national.

Deux régions pilotes

Le projet Tafita intervient actuellement dans deux régions pilotes, notamment Analamanga et Amoron’i Mania. A la fin du projet, le ministère de l’Education

nationale et l’ensemble des partenaires techniques et financiers évalueront l’efficacité et la fonctionnalité du modèle pour ajustement et adoption en vue d’une généralisation  à l’échelle nationale.

A l’Ecole publique primaire (EPP) d’Ankadiefajoro (commune Anjeva, Cisco Avaradrano), la mise en place du Feffi vient juste de commencer. L’élection des membres du bureau de ce comité s’est tenue le 7 octobre.

« Une meilleure gestion de l’école est attendue à travers la mise en place de ce comité ; le Feffi sera étendu dans 172 autres établissements primaires publics », a fait savoir Dera Rakotomalala, chef Cisco d’Avaradrano, lors d’une descente effectuée dans la Commune d’Anjeva, la semaine dernière.

Page réalisée par Riana R.

Les commentaires sont fermées.