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Terrain d’Andohatapenaka : Ravalomanana fait du populisme

Terrain d’Andohatapenaka : Ravalomanana fait du populisme

Le cas du terrain d’Andohatapenaka est révélateur des intentions de l’ancien Président  Marc Ravalomanana. Un populiste hors pair.

En effet, non seulement cette personnalité continue de s’emmêler les pinceaux mais il n’apprend rien de ses récents passés. Tout le monde sait d’ailleurs que l’appropriation du terrain d’Andohatapenaka figure parmi les causes de la chute de son règne. En écartant les habitants sur le terrain avec, bien évidemment en faisant usage de prérogatives de puissance publique, l’ancien a fait fi des procédures pour y parvenir et ce, à travers la société Alma.

Rappel d’histoire

En mars 2010, l’affaire de terrains et de remblai d’Andohatapenaka avait d’ailleurs été jugée à la Cour criminelle ordinaire d’Anosy. A l’époque, huit personnes ont été interpellées dont  entre autres l’ancien Chef de l’Etat Ravalomanana, un ancien Chef de la Région Analamanga, le Directeur général de Alma et de Tiko Agri ou encore un Ordonnateur secondaire du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.

Selon le journal «La Vérité» de mars 2010, ces personnalités ont été, à l’époque, sommées par l’ancien Chef de l’Etat de remblayer le terrain d’Andohatapenaka par le biais des moyens de l’Etat. Et une fois les travaux exécutés, Marc Ravalomanana avait donné l’ordre à ce que lesdits terrains de l’Etat soient vendus à la Société Alma. Ceci, pour un prix dérisoire de 429 505 000 Ariary.

Favoritisme

En tout cas, lors du verdict, l’ancien président avait alors écopé de cinq ans de travaux forcés, avec mandat d’arrêt à l’audience et paiement de 1 million d’ariary d’amende pour complicité de détournement de deniers publics, d’abus de fonction et de favoritisme.  C’est donc en toute logique que le régime de la Transition, par le biais du ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, Hajo Andrianainarivelo de l’époque, a pris la décision de reprendre le terrain en faveur de l’Etat, son propriétaire initial.

Le hic, l’ancien président use des prérogatives de son épouse, élue maire de la capitale pour tenter de se réapproprier le terrain. Comme avant 2009, l’ancien Chef de l’Etat, qui n’a toujours pas appris les leçons du passé, plus précisément de son passé, veut revenir au premier plan de la scène politique en utilisant sa femme.

Quoi qu’il en soit, il est légitime de reprocher tant de grief au pouvoir actuel, il suffit de faire un clin à la société malgache actuelle dont la pauvreté s’accroît dangereusement,  mais il est une évidence à ne pas nier : le terrain d’Andohatapenaka appartient à l’Etat. Les gesticulations du fondateur du Tiko n’est qu’une diversion populiste visant à se faire la une des médias. Rien de plus.

Rakoto

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