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Reflet – Morondava confrontée à l’érosion maritime : la création d’une « nouvelle ville Morondava » en perspective

Reflet – Morondava confrontée à l’érosion maritime  : la création d’une « nouvelle ville Morondava » en perspective

Des experts sont actuellement en pleine concertation avec les responsables auprès de la région Menabe. L’objectif est de voir ensemble les procédés afin de créer une « nouvelle ville Morondava » vu que cette région est sans cesse menacée par l’érosion maritime. En attendant, le développement de Morondava s’opère avec la collaboration du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

L’avenir se prépare maintenant

L’érosion rapide des côtes de Morondava ne date pas d’hier. Le niveau de la mer monte sans cesse et chaque année, force est de constater que cela a provoqué un recul littoral de quelques mètres. Le changement climatique y est pour beaucoup. Mais si des mesures concrètes ne sont pas prises, la ville de Morondava risque de disparaître un jour. Même si ce phénomène ne se produira que d’ici un siècle comme l’ont envisagé les experts, les responsables de la région Menabe se parent déjà à toute éventualité.

«Morondava fait face aux aléas du changement climatique. En effet, ce changement n’est pas sans conséquence sur le littoral et l’agencement de la ville. Des fois, la mer est à 200 m du siège de la Région, donc elle se rapproche de la ville. Toutefois, les spécialistes ont prévu ce phénomène depuis 1700. C’est pourquoi, on a construit des bâtiments longeant le rivage pour l’affronter», a témoigné le chef de région du Menabe, Gilbert Romain.

La région et la commune essaient d’y faire face. Aussi, actuellement une campagne de sensibilisation pour la protection de l’environnement marin et pour la protection de la forêt a été élaborée. «Au moins, nous pourrons prévenir la dégradation de la faune et la flore et retarder ainsi la disparition de la ville», a-t-il certifié.

Cependant, le chef de région Gilbert Romain a fait savoir qu’un projet «nouvelle ville Morondava» est en cours d’étude. «Nous sommes en train d’élaborer avec des experts la création d’une nouvelle ville pour que la région ait un nouveau chef-lieu administratif. Le lieu a déjà été repéré. Il se situe entre Marofototra et Betsipotika, 15 à 20 Km de l’actuelle Morondava».

A ce propos, les experts effectuent une enquête et une consultation auprès des différentes entités. «En effet, cette nouvelle ville devra répondre à certains critères. Elle ne doit pas être trop éloignée de l’actuel chef-lieu ni apporter de gros changements dans le quotidien de la population», a déclaré le premier responsable de la région.

Lutte contre le Sida  Menabe fait des efforts

Classée zone rouge à un certain moment, la région Menabe, en l’occurrence la commune urbaine de Morondava, s’active pour améliorer la situation sanitaire sur place. Des comités de lutte contre le Sida ont été instaurés au niveau de la région, des cinq districts, des 56 communes et des 617 fokontany.

L’objectif est de pouvoir sensibiliser à la base la population sur ce fléau en vue d’un dépistage volontaire. «Il est important de rassurer les touristes que nous maîtrisions parfaitement la situation. Depuis quelques années, les résultats sont satisfaisants avec la hausse de la venue des touristes sur place», a déclaré le chef de région du Menabe.

Travail de longue haleine

Cette politique consiste, en effet, en une sensibilisation de masse. «Si la maladie est dépistée à temps, le traitement ne sera pas difficile. Mais, la plupart de la population ont peur de se faire dépister», a expliqué le médecin inspecteur du Service de district de Santé publique (SDSP) du district de Manja, le docteur Ratovomanantsoa Rasoanandrasana.

Dans ce district de Manja, l’on constate cependant une hausse des personnes dépistées et une baisse des cas de séropositifs durant trois années successives. Pour le premier semestre de cette année, l’on a enregistré une femme enceinte séropositive sur les 928 dépistages. En 2015, trois cas de séropositivité ont été enregistrés sur les 1800 dépistés. En 2014, sur les 1457 dépistés, deux cas ont été constatés. Le taux de prévalence du Sida dans ce district est de 0,18%.

«Notre principal problème c’est que le seul médecin dans la région, officie au Centre hospitalier de référence régional (CHRR) à Morondava. Suite à l’éloignement des deux localités, les personnes séropositives préfèrent s’apitoyer sur leur sort au lieu de rejoindre l’hôpital pour suivre le traitement», a-t-elle déploré.

Actuellement, les enquêteurs des organismes non-gouvernementaux (ONG) sur le Sida ont pu constater que l’état de santé de certains séropositifs se dégradent à Manja. «Nous avons un mari et une femme sidéens dans le district et nous avons découvert par la suite qu’ils attendent un enfant. Malheureusement, nous ne pouvons pas les forcer à suivre les traitements», a fait savoir le docteur Ratovomanantsoa Rasoanandrasana.

Madagascar compte 44000 cas de séropositivité et 1000 d’entre eux suivent les traitements antirétroviraux. Les traitements restent insuffisants au pays et la lutte contre le Sida est un travail de longue haleine, reconnaissent les responsables.

Gouvernance  locale  Le Pnud renforce son appui

Amélioration de la gouvernance foncière locale pro-pauvre, de l’enregistrement de l’état-civil, mise en place de quatre groupements villageois d’entraide communautaire (GVEC), planification du développement, du secteur privé et emploi, puis amélioration des revenus familiaux. Autant de projets appuyés techniquement et financièrement par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) dans les communes rurales de Bemanonga et de Marofandilia, de la région Menabe.

Ces projets ont pour objectif d’améliorer la situation familiale de la population et de la commune. «Ils touchent directement 10.000 habitants» selon les explications du maire de Bemanonga, Roberto Miadamana, «car ils procurent un emploi stable, avec des revenus fixes permettant aux habitants, composés majoritairement d’agriculteurs, d’épargner».

 

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