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Filière bambou : élaboration d’une politique nationale

Filière bambou : élaboration d’une politique nationale

Mobilier, construction, énergie, alimentation, fourrage pour bétail… Ces multiples usages du bambou démontrent le potentiel de cette plante à la croissance rapide. Avec la vulgarisation de la filière, Madagascar prévoit la mise en œuvre d’une politique nationale.

Depuis 2013, le Programme de soutien aux pôles des entreprises rurales et aux économies régionales (Prosperer) et le Réseau international sur le bambou et le rotin (Inbar) investissent dans la promotion du bambou à Madagascar. Actuellement, Le groupe de travail national pour la promotion de la filière est en place. En fait, sa présentation s’est tenue, samedi dernier, à l’Hôtel de ville Analakely, à l’occasion de la 4è édition du salon de la créativité, Voatra 2016, particulièrement focalisé sur le bambou.

Créé à l’initiative de l’Inbar et du Prosperer, sous tutelle du ministère en charge de l’Agriculture et de l’élevage, ce groupe de travail fédère les acteurs potentiels régionaux qui s’investissent déjà au niveau régional. Ensemble, ils s’appliquent à former et encadrer les artisans de la filière bambou, à travers les diverses étapes de la chaîne de production.

Dans cette perspective, ce groupe de travail prévoit ainsi mettre en place la politique nationale sur la filière bambou. «L’élaboration de la politique nationale pour le développement de la filière bambou sera organisée les 20 et 21 octobre prochains. C’est le ministère de l’Environnement qui va être le leader de cette politique nationale. Prosperer a déjà organisé des ateliers régionaux avec la Direction régionale de l’environnement et tous les éléments sont prêts pour l’élaboration de la politique nationale», a expliqué Andriamihamintsoa Rasmoely, coordonnateur régional du Prosperer Analamanga.

«Nous pensons qu’il faut vraiment œuvrer sur la mise en place des structures dans le dessein de multiplier les ressources au niveau des différentes régions de Madagascar» a-t-il ajouté.

Une demande énorme

Les demandes sont énormes, mais Madagascar ne peut pas encore les satisfaire. L’Inde a voulu passer une commande de 120.000 tonnes de lamelles par an. Cependant, l’offre au niveau national est loin d’y correspondre.

«Notre priorité se situe actuellement sur les demandes locales, même pour les demandes en charbon. Les lamelles sont aussi très demandées sur les marchés européen et indien pour la fabrication des planches et pour la construction en général», a fait savoir Njaka Rajaonarison, coordinateur national de projet de l’Inbar à Madagascar.

«L’objectif à court terme est d’accroître la disponibilité des ressources en bambous à Madagascar et à long terme de mettre à l’échelle nationale, l’application des nouvelles technologies en bambous», a-t-il ajouté.

Arh.

Le potentiel malgache

Madagascar dispose de 900 pépiniéristes de bambous dont 145 sont maintenant installés. Plus d’un centaine d’hectares de terrains ont été plantés de bambous, en coopération avec des entreprises et paysans producteurs locaux. Il existe 1.200 espèces de bambous dans le monde et Madagascar en compte 32 espèces endémiques et une dizaine d’autres espèces introduites.

Le charbon de bambou est une des perspectives de la filière bambou, plus économique, plus efficace et plus écologique.  Outre son usage classique (construction, mobilier, alimentation, énergie), le bambou est aussi utilisé pour le fourrage destiné au bétail. Une collaboration entre Inbar, Prosperer et Fifamanor est en cours pour déterminer le plus efficace usage de ce fourrage afin de soutenir l’élevage.

La promotion de la filière malgache a débuté en 2010, grâce à la collaboration entre le Fida, l’Inbar et le programme Prosperer. La filière s’étend aujourd’hui au neuf zones d’interventions de Prosperer : Analamanga, Itasy, Boeny, Bongolava, Haute Matsiatra, Vatovavy Fitovinany, Sofia, Atsinanana et Analanjirofo. Un programme d’investissements au niveau des Common Production and Training Center (CPTC) dans ces régions est maintenant en cours d’établissement.

 

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